13 novembre 2017

Le survivant qui en faisait tout un Bataclan

Hey Joe (http://joebauers.fr) 

Vendredi 13/11/15. 21h20, Saint-Denis, aux abords du Stade de France : une explosion, puis deux, puis trois. 21h25, Paris : des terroristes arrosent à la kalach les terrasses des cafés du 11ème arrondissement.  21h40 : un 3ème groupe débarque au Bataclan pour faire pleuvoir le death metal. Deux ans après ce triptyque terroriste, le CGB fait ses devoirs de mémoire en compagnie d’un survivant du Bataclan : Joe Bauers.
Joe Bauers, avait livré son témoignage en ligne un an après le carnage, avec un titre à balle réelle logé dans la chambre : Vous aurez ma haine. Il est 21h40. Entrée de Joe.
Interview nulle part ailleurs.

Joe, tu es un rescapé du Bataclan, c’est le 13 novembre 2017. Doit-on te souhaiter un bon anniversaire ?
Mon anniversaire de survie, de nouvelle vie, pourquoi pas.
Je n'ai pas de programme particulier aujourd’hui. Je ne compte pas "fêter" ça. J'essaie de ne pas trop me focaliser dessus non plus, même s'il est impossible de ne pas y penser.


Que penses-tu du traitement médiatique en général ? De ce genre d'article, « derniers mots d’un terroriste à sa maman », en particulier ?

Le traitement médiatique je le trouvais déjà merdique à l'époque, je n'ai pas tellement l'impression qu'il ait changé depuis. Concernant les papiers du genre "maman je t'aime, je dirai bonjour à Allah pour toi" qui ont fleuri aujourd’hui comme des roses nichées dans des impacts de balle, j’ai envie de dire que oui, ça me fait plaisir. On parle donc d'un être humain avec des sentiments, et pas d'un islamiste malfaisant. Cet innocent a été la victime d’une manipulation. Il n'aura pas ma haine. Blague à part, je suis partagé entre indifférence et consternation, comme toujours...



Survivant du Bataclan, c’est un titre de noblesse pour toi ?
Si j'avais eu un rôle pro-actif dans ma survie ce soir-là, peut-être. Au lieu de ça, j'ai eu la malchance d'être très vite coincé sous une pile de corps pendant la quasi-totalité  de l'attaque. Donc, au final, même si j'ai su rester calme et ne pas commettre d'actes inconsidérés, je considère que j'ai surtout eu de la chance. Donc non, pas vraiment... Enfin si, ça m'a peut-être rendu un peu moins con que le citoyen lambda, c'est déjà pas mal. J'ai bien peur que le Bataclan soit très vite supplanté par d'autres attentats encore plus dégueulasses, que ce soit par le nombre, le procédé (gaz...) ou la typologie des victimes (enfants, comme à Nice...). Aujourd'hui, on parle encore du Bataclan comme référence. C’est le "nine eleven français". Mais demain, ça ne sera déjà plus Waterloo morne plaine.


"Merci pour ce moment."

Reviens en quelques mots sur ton expérience de mort imminente…
C'est très étrange de songer à sa propre mort alors qu'au même moment tu sais que n'importe quand, une balle perdue (ou pas) peut mettre fin à ta vie. Du coup tu ne prends pas vraiment le temps de "voir ta vie défiler", tu penses surtout au temps présent. Me concernant, et vu que ma femme était présente, c'est surtout à sa mort imminente à elle que je pensais, ou plutôt à comment tenter d'empêcher ça. C'est réellement ça qui était le plus terrifiant ce soir-là.



Confirmes-tu les rumeurs d’actes de barbarie perpétrées à l’arme blanche qui ont couru au moment de l’enquête parlementaire ?
J'ai lu et entendu ces rumeurs, comme quoi ce genre d'exactions se serait passé à l'étage du Bataclan. Étant resté au rez-de-chaussée tout au long de l'attaque, je ne peux ni les infirmer ni les confirmer.


Tu as pris la plume pour poser le récit de ton enfer. Explique-nous ta démarche. Pourquoi avoir choisi l’anonymat ?
J'ai choisi un pseudo car je ne souhaitais pas être catalogué comme victime d'attentat pour toujours. Dans "victime d'attentat" il y a victime, et je sais que certains s'arrêtent là-dessus, or ce n'est pas le rôle que je souhaite endosser pour le restant de ma vie. Bon, il y a aussi le fait que mon discours post-attentat ne cadre pas vraiment avec la doxa de la presse d'Etat et que ça m'évite d'éventuelles retombées déplaisantes, quelles qu'elles soient. Personne ne m'a dissuadé de parler, simplement j'ai choisi moi-même d'éviter cette fameuse presse car j'ai compris très tôt que mon discours serait censuré. Ou bien on m'aurait fait passer pour un traumatisé qui ne sait plus ce qu'il dit. J'ai choisi le pseudo de Joe Bauers qui est le héros du film Idiocracy : cryogénisé, il se réveille dans un futur peuplé d'imbéciles, et c'est un peu l'impression persistante que j'ai depuis le 13/11/15...



De la haine

Tu as titré ton récit Vous aurez ma haine, comme une réponse au témoignage d’Antoine Leiris, qui n’était pas au Bataclan, mais a perdu sa femme, la mère de son enfant, dans l’attentat. T'es-tu senti otage de ce témoignage ?
Je l'ai très mal vécu, même si cela ne retire rien à son ressenti personnel et à sa propre expérience. Mais effectivement on a quasiment entendu que lui, et c'était évidemment voulu par la presse d'Etat, puisque son message coïncidait avec leur idéologie. Pour ma part je trouve que c'est un signal extrêmement néfaste que nous envoyons à l'Ennemi, en se revendiquant d'une pseudo-indifférence, qui pour moi cache en réalité un déni de réalité teinté de peur panique. Si j'ai créé mon blog quelques mois après l'attentat, c'est justement parce que j'avais envie de faire entendre un point de vue différent : le mien. Pressentant que je serais ostracisé par la presse d’État, j'ai préféré faire avec mes propres moyens, aussi modestes soient-ils. Concernant les autres rescapés, peut-être y-a-t-il d'autres "Joe Bauers" qui préfèrent garder le silence mais n'en pensent pas moins. J'avais suivi les déclarations de Patrick Jardin, un père ayant perdu sa fille au Bataclan et qui ne mâche pas ses mots contre le gouvernement et contre les islamistes, il m'avait beaucoup touché.

Comment vis-tu avec le Bataclan ? Souffres-tu de stress post traumatique ?
Je n'ai reçu de l’État que l'indemnisation forfaitaire, on ne m'a rien proposé, ni suivi psychologique, ni aide particulière. Je suis allé consulter de mon côté et je me suis reconstruit avec l'aide de mon entourage. Quant au stress post-traumatique, il est et sera toujours présent, il faut vivre avec. Il est évident qu'une telle expérience reste gravée et qu'au-delà des flashs, des douleurs persistantes et des cauchemars qui gâchent tes nuits, tu vois ta vie et ton comportement modifiés : plus de concert ni de sortie dans des endroits bondés, toujours visualiser les issues de secours, qui entre, qui sort... J'ai cru comprendre que les soldats ressentaient ce genre de paranoïa même "rentrés au bercail". C'est devenu mon quotidien.



Stage de défense dynamique

Es-tu toujours en couple avec C., ta compagne au moment des faits, enterrée vivante sous les corps durant l’attaque, qui a également survécu au massacre ? 
Nous sommes toujours ensemble, plus soudés que jamais. Comme moi, elle doit en subir les conséquences au quotidien, ce n'est pas facile pour elle : nous nous soutenons mutuellement et quelque part c'est vrai que c'est rassurant d'avoir quelqu'un auprès de soi qui comprend parfaitement ce que tu ressens puisqu'il a vécu la même chose, même si j'aurais évidemment préféré qu'elle ne soit pas présente le 13/11/15 au Bataclan. Je pense qu'on fondera une famille dans un avenir plus ou moins proche. La question principale est : où ça ? Quel endroit nous paraitra assez sûr pour élever un gamin, telle est la question ?... 


Le Bataclan a rouvert…
Rouvrir le Bataclan, danser sur le même sol jonché il y a peu des corps de toutes ces victimes innocentes... Quand tu penses qu'ils sont allés jusqu'à inviter le roi des bobos, Sting, pour le premier anniversaire du massacre, et que le mec a chanté "Inch'Allah" un an après que des islamistes aient tiré dans la foule... je n'ai même pas les mots pour dire à quel point c'est ridicule et indécent.

Clemenceau

Ta position pas raccord avec le « goût des autres » t’a-t-elle tenu éloigné des cérémonies de commémoration ? Que penses-tu des déclarations de Jesse Hughes après l'attentat ? Etais-tu du concert bis à l'Olympia ? 
La cérémonie de commémoration auprès de cette endive d'Hollande, merci, mais non merci. Macron, pas mieux. Les propos de Jesse Hughes valent ce qu'ils valent. Je suis prêt à les entendre et à en discuter, ce qui n'était pas le cas de la presse occidentale, qui a eu tôt fait de lui cracher dessus et de le traiter quasiment comme un terroriste ! Big Brother est impitoyable quand on ne va pas dans son sens. Et non, je ne me suis pas infligé le "revival" des Eagles à l'Olympia : j'aurais passé le concert dos au groupe à scruter les issues, quel intérêt ?



Le Bataclan est-il un point de non-retour pour tous ? Padamalgam, est-ce le cri du déni ?
Hélas oui, c'est d'ailleurs pire que le cri du déni, pour moi c'est d'ores et déjà le cri de la soumission, ni plus ni moins. Ma théorie est que les terroristes ne visaient pas notre haine comme les bienpensants aimeraient nous le faire croire. Ils visaient au contraire notre bienveillance : en ciblant un peuple qui préfère rendre les armes avant d'avoir combattu, ils savaient qu'ils obtiendraient ce genre de réactions stupides et infantiles dans la France de 2015. Comme prévu, ils ont donc eu notre "Padamalgam" et nos "nous continuerons à faire la fête". Notre courage face à l'adversité n'est qu'une façade. En réalité les français sont terrifiés et préfèrent se planquer derrière ce déni de réalité qui leur donne l'illusion d’être restés mesurés et dignes. C'est une application de la méthode Coué : ils ont eu un aperçu du monde réel qui ne leur plait pas, donc ils s'efforcent de continuer à dire "Tout va bien" et finissent par croire en leurs propres mensonges.


Comment réagis-tu au moment des attentats du Thalys, de Nice, Magnanville, jusqu’à Marseille? Sans oublier Manchester, Londres, Berlin…

Je me sens comme un oiseau de mauvais augure, vu que depuis deux ans je n'arrête pas de dire que ça ira en s'amplifiant et je suis à chaque fois consterné d'avoir raison. Hélas beaucoup de gens ont l'air de s'en foutre et leurs "ripostes avec des dessins de cœur et des bisous" sont de plus en plus pathétiques. Comme je le disais précédemment, je pense que la peur, paradoxalement, rend chaque jour certains français encore moins combattifs. Les multiples attentats ne les rendent pas plus lucides, au contraire, ils les anesthésient.

Comment as-tu vécu le recul sur la proposition de déchéance de nationalité émise après l’attentat ?
Comme une trahison de plus à mettre au crédit du gouvernement. Aussi dérisoire puisse-t-elle avoir été sur le terrain, je pense que cette mesure aurait au moins pu avoir une portée symbolique, du genre "cette fois vous êtes allés trop loin les gars". Mais non, même pas. Quant au pseudo État d'urgence, c'est un véritable sketch. J'ai eu l'occasion d'étudier certaines mesures de près, il est bien moins intrusif qu'Amnesty International veut nous le faire croire...

Salle de cimetière


As-tu ressenti à un moment l’envie de porter plainte contre l’Etat français pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui ?
J'ai lu l'enquête du journaliste Philippe Cohen-Grillet qui a écrit un ouvrage intitulé "Du Caire au Bataclan, autopsie d'un désastre", où il fait état des nombreux manquements de l’État depuis l'attentat du Caire de 2009, apparemment relié indirectement à celui de Paris en 2015.
 Menaces avérées contre le Bataclan et non révélées au grand public, dangereux éléments djihadistes dont la menace n'a pas été assez prise au sérieux à temps... A priori certaines erreurs ont bel et bien été commises, par négligence, incompétence, insouciance, que sais-je...
 Ce que je sais par contre, c'est qu'avant de porter plainte contre l’État français il faudrait un dossier en béton et y passer le restant de sa vie pour un résultat sans doute décevant, donc bon...

La défaite de Daesh est-ce la solution au problème ?
Absolument pas. Pour moi Daesh n'est qu'une pièce du puzzle: ils ont insufflé l'idéologie chez leurs combattants et chez des milliers de jeunes paumés arabo-musulmans en France et partout en Occident. Si la tête tombe, l'idéologie quant à elle reste implantée chez tous ces gens qui n'attendent que de nous détruire. Alors certes, niveau organisation, ce sera peut-être plus dur de remonter à court terme des attaques de type Bataclan, mais je suis sûr qu'une autre tête pensante prendra le relais, si ce n'est déjà fait. La Guerre est loin d’être finie, d’autant que nous ne la menons pas, paradoxalement. C’est mal barré...


Edouard Philippe estimait récemment qu’en cas d'attentat de masse, « nous pourrions revenir à l'état d'urgence ». Que t’inspire ce genre de déclaration ?
Pas grand-chose. Il brasse du vent, comme Valls à l'époque. A mon sens c'est une grande partie du système judiciaire qu'il faut revoir ; éventuellement créer un droit d'exception pour les ennemis de la France, qui remplacerait la fameuse "Intelligence avec l'ennemi" du Code pénal qui est difficile à mettre en œuvre en l'espèce. 


La migration de masse en cours ?
Si on considère que les migrants viennent quasiment tous de pays musulmans, que tous les terroristes (pas seulement ceux du Bataclan) étaient d'origine arabo-musulmane, qu'il a été prouvé que certains d'entre eux  s'étaient infiltrés parmi les flux migratoires, que ces flux sont de plus en plus nombreux et que nos frontières sont toujours grandes ouvertes, qu'en conclure ? Qu'on est objectivement dans un sacré pétrin.

Un journalisme Plenelement complice?

Les nouvelles menaces de mort contre Charlie Hebdo, ça te fait réagir ? Pour toi, y’a-t-il eu un avant et un après Charlie ?
Il n'y a ni avant, ni après Charlie. Charlie continuera à recevoir des menaces de mort, les gens continueront à faire semblant de s'en préoccuper - enfin pour certains, car d'autres s'en réjouissent ouvertement, ils ne s'en cachent même plus... Il est même possible que Charlie se fasse attaquer de nouveau. Et il y aura encore des bougies, des pleurs. Et puis les gens retourneront vaquer à leurs occupations en ignorant ce qui se trame sur notre territoire, comme d'habitude. Le fait est qu’avant Charlie, on pouvait encore rire de l’Islam. 


Le cauchemar du Bataclan influe-t-il sur ta manière de voter ?

Laurent Obertone dit : "dans une école de journalisme l’extrême droite commence à François Bayrou". Personnellement je me sens un homme de droite, tout simplement. Je l'étais avant tout ça. Disons que j'ai développé un rapport à la politique plus approfondi depuis que j'ai senti le danger islamiste me frôler de près, littéralement. Alors oui, aujourd'hui je suis plus raide sur des sujets comme la justice ou l'immigration. J'ai voté pour le Diable en personne aux présidentielles de 2017, ce qui devrait largement suffire à mes contradicteurs pour me classer dans la case facho. Grand bien leur fasse, leur avis m'indiffère.

Le vivre ensemble, c’est une fable pour toi ?
Le vivre-ensemble, pour moi, c'est un peu comme les enfants avec le Père Noël. Quelque part, ils sont conscients de l'escroquerie, mais ils préfèrent continuer à y croire. J'ai quasiment fini de lire "le choc des civilisations" de Huttington. Le message est clair : des civilisations trop différentes ne peuvent cohabiter pacifiquement, notamment la civilisation arabo-musulmane avec les autres...

Salah Abdelslam... 
Je pense qu'Abdeslam est un abruti congénital. Attention, pour moi cela n'excuse rien, bien au contraire. Je n'attends rien de son éventuel futur procès. A mon sens on aurait dû le pendre et exposer sa dépouille au lendemain de sa capture. Quand bien même cela n'aurait pas inquiété le camp d'en face, je pense que ça aurait au moins eu le mérite de soulager certains parents de victimes...


Des Lumières aux lampions
Tu reviens d’un stage de survie en Pologne. L’autodéfense, c’est la grande leçon que tu as tiré du 13 11 15 ?
Entre autres, oui. J'ai pris quelques leçons de tir, appris comment stopper sommairement une hémorragie. A côté de ça je me suis remis au sport, pris des cours de krav-maga depuis un an et demi : ce ne sera peut-être pas suffisant en cas de nouvelle attaque terroriste, mais je veux pouvoir me dire que si ça devait arriver à nouveau, j'aurais fait mon possible pour être le plus prêt possible. Durant mon stage, j’ai tiré à la kalachnikov. J'aurais aimé dire un truc du genre "Ouah ça fait du bien d'être ENFIN de l'autre côté de la kalach'", mais en réalité, pas vraiment. Je me suis entrainé pareil qu’avec une autre arme, avec toutes les précautions d'usage... A la limite, disons que je me suis d’autant plus rendu compte qu'avec ce genre de machine de guerre dans les mains, c’est facile de faire un carton sur les gens, que ça doit faire très mal. Ce qui me ramène toujours à la même idée : Abdeslam et ses petits copains sont de vrais fils de pute. Ils ne méritent ni pitié ni pardon.



8 commentaires:

  1. Concernant les rumeurs d'actes de barbarie, on en retrouve la trace dans le témoignage d'un gardien de la paix recueilli par la commission mise en place par l'assemblée.
    http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/cr-cemoyter/15-16/c1516011.pdf
    Autour des pages 9 et 10.
    Toutefois, le gardien de la paix qui en parle, reconnait n'avoir fait que 10-15 mètres dans la salle de spectacle avant de ressortir et comme le dit Joe, s'il y a eu exactions, elles ont eu lieu à l'étage (ce que dit aussi le gardien de la paix).
    Ce n'est pas du témoignage direct, il répète quelque chose d'entendu. Je sais pas s'il y a eu des témoignages directs sur ce sujet ou si ce qu'on a pu trouver évoqué dans la presse ou sur le web trouve sa source dans le seul témoignage de cette personne.

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  2. Merci pour ce témoignage !
    Il serait intéressant de savoir ce que Joe pense d'un assouplissement de la législation sur le port d'arme (qui n'arrivera jamais en France, inutile de rêver) qui, dans l'idée du moins, permettrait au citoyen de se défendre et ne pas subir durant les vingts minutes qui séparent le début de la tuerie de l'intervention de la maréchaussée.

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    1. http://www.leparisien.fr/faits-divers/au-moins-quatre-morts-dans-une-serie-de-fusillades-en-californie-14-11-2017-7392939.php
      Je préfère qu'on désarme les terroristes, plutôt qu'on arme Dupont. Déjà une voiture, je trouve que ça va loin, alors un flingue. Mais on ne me demandait pas mon avis.

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    2. Suffisait de demander ! https://carrynow.eu/declaration-du-survivant-de-bataclan-joe-bauers/?lang=fr

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    3. Merci pour la réponse Joe !
      J'ai les mêmes réticences que vous Lé(s)tat en ce qui concerne l'aptitude de la population, mais le fait est que les terroristes ou les criminels sont déjà armés (ou du moins, le fait d'enfreindre la loi pour avoir des flingues ne représentera pas une barrière pour eux). C'est un point qui mérite d'être soulevé dans ce débat, que je ne peux m'empêcher de relier au concept de la légitime défense qui est très particulier en France (ne pas pouvoir tuer un cambrioleur en pleine nuit sur sa propre propriété, malgré tout le danger que présente la situation par exemple). Et bien sûr que votre avis m'intéresse également !

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    4. A mon avis, Joe-B pose une bonne question : le changement fondamental de circonstance que pose le djihadisme chez nous et la prolifération des armes semi-automatiques ou automatiques. Je me permets de faire remarquer que beaucoup de Périphériques sont chasseurs, sans oublier les ouvriers métallo qui possèdent certains savoir-faires techniques. Pour moi, d'où je viens, le débat arme-pas d'arme n'existe pas. Et je ne parle même pas de la Corse.

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  3. J'aime beaucoup la distinction effectuée : tirer à la kalash sur une foule désarmées et prisonnière, tirer dans le tas comme on tire sur des sacs de sable, ça ne s'appelle pas "acte de barbarie". L'acte de barbarie estampillé NF, c'est quand tu sors un couteau et que tu coupes des chairs. Cet acte de barbarie qualifie automatiquement l'auteur de barbare (c'est la logique même) mais les coups de kalash dans le ventre de trente femmes enceintes, non.

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  4. C'est vrai. Est-ce que ça changerait quelque chose de savoir qu'ils ont fait des trucs comme ça au final ? En tout cas ça n'enlèverait rien à l'amour que ce terroriste portait à sa maman !

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