30 août 2007

Le paradigme du climatiseur


Vous aimez la clim'? Cet air frais, ce bruit bourdonnant dans votre appartement, votre voiture, au boulot...Au CGBi, on est comme les autres: on se laisse bercer par le ronronnement du progrès, du confort à la Babbitt.

L'effet du climatiseur constitue une merveille pour toute critique constructive du progrès à la Jacques Ellul et la dichotomie progrès/castastrophe inhérente à l'évolution de la technique...c'est peut-être ce qui manque au paradigme du climatiseur trouvé sur le blog d'un disciple du sage Gurdjieff, maître de Louis Pauwels, qui illustre par ailleurs à merveille la condition de planqué de l'homme moderne:







Le moteur du projet marchand peut-être comparé à un climatiseur (appareil destiné à supprimer localement les climats)

Une partie - discrète – agit sur un environnement – chambre, appartement, boutique, centre commercial ... – où l’on souhaite augmenter le niveau de confort, tandis qu’une autre – beaucoup moins intégrée – rejette l’exacte contrepartie de ce surplus de bien-être vers ce qui est alors nommé « l’extérieur ».

Les plus frustres de ces appareils montrent très bien ( pour d’autres plus sophistiqués, il en est de même, mais l’intégration en est plus subtile) comment vers ce « dehors » sont rejetés : la chaleur, le bruit et d’autres éléments nocifs.


Ce système est un paradigme efficace du monde capitalisme


Une organisation : appareil dans lequel sont inclus les « accords commerciaux », règlements internationaux, etc., est au service d’appartements confortables aux quels elle distribue un surcroît de bien-être. Service rendu possible grâce à des « emprunts » au « dehors » et à des rejets divers, générateurs pour les humains du dehors (soi-disant eux aussi en passe d’acquérir prochainement un climatiseur) un supplément de mal-être.

** Conditions de fonctionnement **


Comme tout appareil technologique (Lewis Mumford aurait dit plus simplement « Machine ») ce climatiseur particulier, nécessite un environnement adéquat et possède des conditions d’utilisation pour un rendement optimum.
Celui-ci coupe le monde, comme je l’ai déjà évoqué, en deux parties bien distinctes.

-- L’appartement (côté chair) --
Le monde occidental est dans une première approximation, « l’appartement ».
C’est un lieu où doit régner un ordre relatif (d’une certaine manière c’est une question « d’hygiène »), où l’individu doit sentir suffisamment en sécurité et en situation de bien être, pour ne pas avoir envie de vivre autrement. Il est également indispensable qu’il se considère dans une position relativement privilégiée. (L’impression d’être dans une situation enviable rend discret et parfois même muet en ce qui concerne les revendications fondamentales)

-- Le dehors (côté os) --
Le reste de la planète est cet extérieur auquel la machine à confort prélève les matières premières nécessaires à son fonctionnement et vers lequel elle rejette les déchets et les désordres correspondants.
Plus les perturbations sont externalisées et plus la cohésion de l’appartement est renforcée. De même que, plus les éléments sont déchaînés à l’extérieur d’une maison – chaud ou froid intense, vents forts, ... – et plus le bien-être, du bon côté des murs, est perceptible et apprécié.

** Rôle de la pseudo-démocratie **

Un des outils au service de la machine à supplément de bien-être est particulièrement précieux. Il cumule en effet plusieurs fonctions très importantes.
Cet outil est la forme particulière qu’à pris le projet démocratique dans la plupart des pays occidentaux.

-- Fonctionnalité côté appartement --


De ce côté du « climatiseur », la démocratie est un fort outil de légitimation. La loi, les contrats sociaux, les conventions, etc., étant établis au nom du peuple, il est très difficile de les contester. Par ailleurs la révolte, perd la possibilité d’identification d’un responsable, d’un tyran et la répression n’étant pas celle d’un homme mais celle de tous, celle-ci peut utiliser des armes hors normes. La peine de mort dans un pays prétendument démocratique peut même paraître « juste ».
La démocratie s’appuyant dans son principe sur un peuple donne l’illusion de l’existence d’une telle entité et permet l’invention de liens nationaux forts, brisant des solidarités plus naturelles de toute autre nature.

-- Fonctionnalité côté « dehors » --


Système flou, permettant de fait tous les régimes d’une tendance politique extrême à l’autre, la démocratie actuelle permet de contrôler des pays tiers, bien plus facilement que par des coups d’état provoqués.
Le cahier des charges étant minimum : procédure dite d’élections libres, il donne de grandes possibilités de modulation, à condition bien sur de disposer des outils de contrainte adéquats (puissance financière, armée, politique)
Par ailleurs, l’ordre de l’appartement se nourrissant, comme je l’ai déjà indiqué, du désordre extérieur, la démocratie « en carton » est le meilleur système pour entretenir, dans des pays où les conditions matérielles sont très insuffisantes, le chaos générateur de grands « courant d’airs frais » dont on pourra prélever la partie utile
- population émigrée sélectionnée darwiniennement aux frontières par la mise en place de tests de survie (frontière Mexique/USA être capable de distinguer 11h du matin de 11h le soir, de courir plus vite que les projecteurs, de se glisser sous des barbelés, de se hisser à la force des bras en haut d’un mur, éventuellement de plaire à une Etats-unienne)
- populations soumises au travail sur place
- agitation et manque rendant le travail, même éprouvant et sous-payé, désirable.

** L’outil terrorisme **

Agent d’intervention multiforme dans les deux espaces définis, il apparaît, pour peu qu’on y prête attention, que le terrorisme est, des deux côtés de la « cloison », l’outil idéal de régulation.

-- Côté appartement --

Dans les enceintes à supplément de bien être, il est nécessaire, au-delà de tout principe d’appartenance, de renforcer périodiquement la cohésion des individus.
Le terrorisme remplit parfaitement cette fonction.
- Il cristallise les désirs et positions par la simple évocation de leur perte.
- Il permet des purges internes et ceci hors de toute procédure de droit classique.
- Il provoque la soudure de liens (soudure fragile, mais accélérée) et donne de la cohésion à des groupes plus ou moins artificiels mais utiles.
- Il permet d’occulter des moments d’inconfort relatifs dus à des difficultés conjoncturelles de gestion.
- Il rend possible des opérations comptables qui, en temps ordinaires, ne l’étaient pas.

-- Côté extérieur--

Soupape de sécurité du côté « dehors », le terrorisme permet de mettre au service du système marchand, de façon indirecte, ceux-là même qui pourraient en être les opposants s’ils ne prenaient les armes. (En les persuadant notamment que par des moyens légaux, face au pouvoir implacable de l’occident, ils n’ont aucune chance d’agir efficacement).
Meilleur outil au service du chaos, le terrorisme dans toutes ses variantes permet de « gérer » les pseudo-démocraties de l’Extérieur, afin de conserver dans ces lieux de production de confort, les conditions nécessaires, tant au niveau des zones d’ordre ponctuel (et absolu : usines de fabrication) que du désordre global environnant.

** Conclusion :Reprendre les jumelles à l’endroit **

Ainsi, certains conflits récents pourraient bien être l’exact contraire de leur représentation médiatique.
Suppression d’un excès d’ordre et restauration d’un chaos nécessaire, comme en Afghanistan ou, mise en place à marche forcée d’une démocratie à des fins de contagion, face à l’ennemi par excellence : un régime islamique modéré et relativement stable, en Iran.

Loin d’être l’Ennemi visé par toutes les opérations de polices intérieures et extérieures, le terrorisme ne serait peut-être en définitive que le second compère d’un duo irrésistible à ce jour.

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25 août 2007

Il est libre Barre...

Le mec qui fait Jerry Stobbart l'a bien dessiné...sur la fin, Ray-Ray était un peu kamikaze.

En ce jour de deuil, nous sommes tous des Raymond Barre.

Il est libre...Barre...Concert d'hommages pour l'ancien premier ministre aka "le meilleur économiste de France", comptons sur Pro-choix et le jaccuzateur Lanzmann pour nous rappeler qu'il a été lib... pardon vilain à la fin de sa vie.



24 août 2007

Tabacophobie


Ceci n'est pas une blague:

http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/273834.FR.php



Un tribunal suédois a contraint une femme à délimiter une zone non-fumeur dans la plus grande partie de son propre jardin, à la suite de la plainte d’un voisin avocat qui se disait gravement incommodé par la fumée, a rapporté jeudi le journal Sydsvenskan. «Je vais me plier à la décision de la cour parce que j’ai peur d’avoir à payer des amendes, mais je suis furieuse», a déclaré la femme au journal suédois.

Le tribunal chargé des affaires d’environnement à Vaxjö dans le sud de la Suède a pris sa décision lundi dernier après que le voisin, un avocat, eut porté plainte, affirmant qu’il était parfois forcé de porter un masque dans son jardin tellement la fumée le gênait. Les noms des deux adversaires n’ont pas été révélés.

Le voisin anti-tabac demandait une interdiction de fumer. Le tribunal qui s’est déplacé sur les lieux dans la commune de Aakarp a rendu un jugement de Salomon, en délimitant une zone interdite mais en laissant une autre zone, plus réduite, où la propriétaire pourra allumer une cigarette en plein air. «Je pense que c’est insensé, vraiment ridicule», a-t-elle déclaré au journal. «Ils ont délimité une zone dans mon propre jardin où je peux aller quand je fume, c’est complétement cinglé», a-t-elle ajouté.

Quant à l’avocat, il a trouvé que la décision du tribunal «était tout à fait satisfaisante». Toutefois il a aussi exigé que sa voisine soit condamnée à 2.000 couronnes (213 euros) à chaque fois qu’elle fumerait dans la zone interdite. Le tribunal ne s’est pas encore prononcé sur cette demande.




Franskactu


Notre Président, Nicolas Sarkozy, a aujourd'hui dénoncé les crimes pédophiles commis sur l'Ours des Pyrénées récemment abattu par un chasseur amateur de corrida, alcoolique et fumeur. Il a bien sûr reçu la famille du plantigrade et a promis des peines planchers pour les auteurs de ces abominables crimes.

Un sondage Ipsos/Le Point a conforté l'action du président (aka la voix du Peuple) en affirmant que 98% des français étaient pour la peine de mort contre les chasseurs avec des circonstances aggravantes s'il ne sont pas végétariens et ne votent pas verts.

Ingrid Bétancourt s'est exprimée sur le sujet depuis son lieu de villégiature pardon de détention (2116 jours) : "Tout ceci pose la question de la responsabilité envers les victimes que sont principalement les enfants et les animaux."

Rachida Dati a réitéré avec force sa déclaration : "Les premières victimes de ce genre de crimes sont les victimes".

"Ce crime odieux est bien sûr a mettre en rapport avec la disparition de la petite Maggie ainsi que la mort d'innombrables jeunes en canyoning", affirme Zinédine Zidane.

Bertrand Delanoe a d'ores et déjà déclaré qu'une place Ourse Franska sera inaugurée l'an prochain dans le XIIe arrondissement.

Le MRAP annonce quant à lui sa volonté de se constituer partie civile dans l'affaire, pour "négation du génocide animalier", et s'apprête aujourd'hui à commémorer la mort de l'ours par des cérémonies oecuméniques animées par la chanteur Renaud et Mgr Vingt-Trois sur fond de photos "prises du ciel" par Yann Arthus-Bertrand.

23 août 2007

Je Pars

Doc Pelloux

Au fin fond des hôpitaux, à des années et des années-lumière de l'Elysée,
Veille celui que le gouvernement appelle
Quand il n'est plus capable de trouver une solution à ses problèmes,
Quand il ne reste plus aucun espoir :
le Docteur PELLOUX !


Un Urgences made in France et RAFO

22 août 2007

La récidive : on r’met ça ?

Viens petite fille dans mon comic strip
Viens faire des bull's, viens faire des WIP !
Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et
des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !


Petit Tétris d’actualité… Vous prenez un Président bronzé, parlant vrai, sans chichi, proche du peuple, antiénarquiste, et décidé à remettre un peu d’ordre dans la maison République avec un zest de com autoritaire cool, un Garde des Sceaux portant beau le tailleur, opportuniste, issu d’une politique de discrimination positive ostensible et connaissant bien le sujet de la multirécidive, notamment par le biais de ses frères, en la matière très prisée par les cloportes de l’argent facile du trafic de stupéfiants et, pour finir, un pédophile multirécidiviste en liberté relative, sous surveillance judiciaire, dont la mission est de divertir voire diversionner par sa beauté en rassurant la population française : « Dormez tranquille gentils gens, l’alerte enlèvement fonctionne ». L’alerte enlèvement fonctionne et la Justice, elle, tâtonne…




La multirécidive n’est plus tolérable. Notre Président Nicolaï Sarkozyvitch a donc proposé la création (une remise au goût du jour plus précisément) de peines planchers pour les majeurs multirécidivistes (qui montent toujours en gamme au niveau de la peine légale encourue) outre la suppression de l’excuse de minorité pour les jeunes de 16 à 18 ans (qui emportait réduction de la peine par deux sauf décision spécialement motivée du juge…). Un argument judiciaire qui a pesé lourd dans la balance électorale tant les français honnêtes et libres, soumis au contrat social, en ont par-dessus leur feuille d’imposition qu’on leur parle des droits des criminels. Amendement, rédemption et Raskolnikov.

La peine est fixée par la loi pénale française sous la forme d’un maximum. Le juge fixe librement la peine dans la limite de ce maximum. La peine plancher, c’est une peine minimale en cas de prononcé de culpabilité du prévenu, préétablie naturellement, principe de légalité oblige. C’est le juge rêvé par Montesquieu ? Une bouche qui rend la justice, selon la lettre de la loi. Une sorte de journaliste qui présenterait le journal télévisé quoi : une speakerine. Pas tout à fait : principe d’individualisation des peines (sans compter la période de sûreté en matière criminelle et la criminalisation du délit en cas de récidive par exemple) et pouvoir souverain des juges à préserver obligent. Nous n’en sommes pas revenus aux peines fixes qui pouvaient en des temps anciens motiver les jurés à innocenter un homme plutôt qu’à le voir condamné trop gravement…

L'article 1er du texte prévoit que sera inséré dans le Code pénal un article 132-18-1 ainsi rédigé : « Pour les crimes commis en état de récidive légale, la peine d'emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :
1° Cinq ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;
2° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;
3° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;
4° Quinze ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.
Seules les sanctions pénales prononcées par le tribunal pour enfants ou la cour d'assises des mineurs sont prises en compte pour l'établissement de l'état de récidive des mineurs.
Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l'infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d'insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.
Lorsqu'un crime est commis une nouvelle fois en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l'accusé présente des garanties exceptionnelles d'insertion ou de réinsertion. »

Passons sur les problèmes techniques induits par cette réforme notamment eu égard aux motivations dues ou non par les tribunaux correctionnels et les cours d’assise… La loi Dati ? Une date qui va marquer, et sans vanne raciste s’il vous plaît.

Veuillez relever vos tablettes, redresser vos sièges. Vous êtes bien Assises ? Assises où l’on retrouvera, avec grand plaisir, le ravisseur du petit Enis et son superbe pédigrée d’ici peu... Condamné à trois reprises, notamment pour viol sur mineur, il avait été placé, depuis sa sortie de prison le 2 juillet dernier, sous surveillance judiciaire en raison de sa dangerosité. Une mesure justifiée par le risque élevé de récidive… La Justice française est aveugle mais vraiment pas complètement conne… Quoique… Il ne lui suffit pas d’être aveugle, elle aime encore en plus à se voiler la face… « Il convient que le juste soit fort », Pascal, Robespierre…

En quoi consistait cette surveillance ? Le pédophile avait l'obligation de répondre aux convocations du JAP, de prévenir de tout déplacement et de toute installation hors de sa région et de s’abstenir de tout contact avec des mineurs… Une belle réussite ! Débilitant… Nous fatiguons, vraiment… « ‘

Au rayon des réactions, la larmoyante du Syndicat de la Magistrature déplorant le "manque crucial de moyens" pour prévenir la récidive des délinquants sexuels, affirmant que "le système actuel des prisons françaises ne prépare pas la personne à sa sortie et ne prévient pas la récidive". La prison ne prévient pas la récidive ? Ah bon ! Les délinquants aiment la prison. La présidente du SM (hum hum) continuait comme suit : "l'arsenal législatif existe, avec notamment le suivi socio-judiciaire qui fonctionne bien mais le dispositif est aujourd'hui insuffisant ( ???) Les moyens ne sont pas donnés à la réinsertion et c'est cela qui entraîne la récidive." Au contraire ! Au CGB, la réinsertion du pédophile nous apparaît comme étant manifeste ! Le médecin pénitentiaire du pédophile lui avait même prescrit du Viagra pour sa prochaine récidive réinsertionnelle ! Notons que le médecin n’avait pas accès au dossier de son patient… Quelle belle machine que la prison française…

La garde des sceaux, Rachida Dati, a estimé quant à elle que le plan Alerte enlèvement, déclenché mercredi à 22 heures et relayé par de nombreux médias, avait « démontré à nouveau son efficacité". C'est en effet grâce aux témoignages recueillis par la plate-forme d'appel en urgence que l'on a retrouvé la trace de l'enfant"… No coment… La communication forcenée, c’est la dessiccation neuronale… Et « la lumière sera faite sur la prescription de Viagra »… La lumière anale. Un nouveau dysfonctionnement identifié…

Black hole sun
Wont you come


Notre Président très très décontracté, quant à lui, a réagi en convoquant ses ministres pour une énième (la quantième ?!) réflexion sur le sujet et a même invité le papa du petit Enis à l’Elysée pour lui expliquer comment c’est-y qu’il allait s’y prendre pour régler le problème... Enfin, régler le problème pour l’avenir, parce qu’en l’espèce, c’est un peu trop tard…

Au CGB, nous allons donc y aller de notre petite réaction : on dit stop aux réunions ministérielles masturbatoires et donc non moins perverses que les pédophileries et pour le coup franchement obscènes ! Nous faisons appel à l’évidence, et aux sacro saints principes libéraux d’efficacité et de rentabilité ! Quand j’entends le mot pédophile, je sors mon révolver ?...

Peut-être bien que oui, peut-être bien que non… En Allemagne, les pervers sitôt leurs peines purgées sont enfermés ad vitam dans des établissements psychiatriques. Revoir Henri Colin et mourir… Le pédophile n’est pas un fou, c’est un pervers, un malade. Et l’on note avec amusement, si tant est que l’on puisse s’amuser de cette situation que l’injonction de soins de la loi de 98 pour les délinquants et criminels sexuels ne s’appliquait pas aux condamnés d’avant 98. Selon quel principe ? Celui de la non rétroactivité de la loi pénale la plus dure… L’obligation de soins étant donc perçue par notre législateur comme une sanction pénale dure… L’on comprend toute l’ineptie de notre vision judiciaire du pédophile… Il est malade, on doit l’aider à se réinsérer. Il est malade, il faut le contraindre à se soigner mais contraindre est liberticide. Soigner n’est donc pas aider. Le soin est une punition et qu’une punition. Tout le monde l’entend donc bien ainsi alors à quoi bon ?... Et ne note-t-on pas des cas de récidive post castration, ou plutôt camisole chimique au Canada ? Les psychiatres devront bien admettre un jour leur faillite concernant les pervers et autres psychopathes…

Grand écrivain ou salaud de pédophile ?


Surveiller et punir… En l’occurrence ne pouvoir pas plus surveiller que punir…

L’universalisme droitdel’hommisme ne fait pas dans la nuance, et les victimes l’ont deux fois dans le cul… Après tout, le français de 81 ne souhaitait pas l’abolition de la peine de mort en France et il a toujours voulu à travers les décennies de générations artificielles la conserver au moins pour les bourreaux d’enfants… Quand j’entends le mot justice, je sors mon godemiché… Putain chérie, j’ai encore élargi les gosses…

(by Maitre C. Avocat aux comptoirs de PAris)

Régime Américain

L'Express :

Paris Match, dans son édition du 9 août, a fait disparaître, d'un coup de baguette magique, les poignées d'amour qui alourdissaient quelque peu la silhouette de Nicolas Sarkozy comme en témoigne l'original de la photo d'agence non retouchée. "La position sur le bateau exagérait cette protubérance, explique Match. En allégeant les ombres, la correction a été exagérée en photogravure."

21 août 2007

Les Pieuvres

Vendredi 17 août – JT de 20h. Où l'on apprend que la rédaction de France2 embauche des transsexuels voire des hermaphrodites :

« Avouons le, on est tous ou presque passé par là. Le premier baiser, … les seins trop gros ou trop petits ».



Deux remarques. Primo pour ma part c’était plutôt les poils sur la louloute et la voix qui mue. Secundo, France2 fait dans l’humour trash en clôturant avec ce reportage, sur « le petit monstre qui s’excite dans le ventre » des adolescentes prepubères, son JT consacré en première partie au jeune Enis (5 ans) agressé sexuellement par un pédophile multi-récidiviste.

Pour Comparaison (merci Théodore). C'est d'un autre niveau.

17 août 2007

Papa Roach



On ne va pas vous faire la nécro habituelle de Max Roach, celle dictée par Reuters pompée dans les canards américains... Non, Max Roach était un géant du jazz, un batteur de légende certes, mais on va un peu vite en besogne lorsqu'on affirme que le dernier grand batteur est parti: il nous reste Roy Haynes!

16 août 2007

The Magical Legend of Leprechaun
























La Fiancée de Leprechaun


  • 1994: Leprechaun 2 : La Fiancée De Leprechaun

Leprechaun à Las Vegas


  • 1995: Leprechaun 3 : Leprechaun A Las Vegas


13 août 2007

Il faut railler le soldat Joffrin




















LE PLAN B * poursuit sa dénonciation des collusions politico-médiatiques et continue de traquer tous les tartuffes du Parti de la Presse et de l’Argent. Laurent Mouchard dit « Joffrin » dit « Le Barbichu », grand timonier rothschildien de Libération et grand amateur de caviar de gauche, est toujours le chouchou de la rédaction du Plan B, bien que sérieusement concurrencé ces derniers temps par l’humoriste Philippe Val.

A ce titre, il est de nouveau passé sur le grill dans le numéro estival. On apprend que Mouchard, dans un éditorial titré « Gravité »**, accusait le journal Paris Match de verser dans la censure dictée par les pressions financières et révélait au grand public, par une sentence d’un courage inouï, que « la vie des médias en France » venait de « régresser vers des temps qu’on croyait révolus. » Le Plan B a donc eu la bonne idée de publier un message que Mouchard Le Barbichu avait fait parvenir en début d’année à un de ses chroniqueurs de Libé –chroniqueur qui avait apparemment pris quelques libertés dans ses papiers. A mots à peine voilés, Mouchard-dit-Joffrin notifie à son chroniqueur qu’il a le choix entre accepter quelques petites « corrections » dans ses articles ou prendre la porte.

En fait, ce que Mouchard-dit-Joffrin entend peut-être par censure, lorsqu’il la dénonce, c’est celle que pratiquent les journalistes à l’encontre des actionnaires des journaux. Il est vrai que certains journalistes ont encore tendance à vouloir réécrire et donc à censurer les textes que leur imposent les fameuses « pressions financières », c’est-à-dire qu’ils veulent encore, ces misérables, faire leur métier de journaliste. Heureusement, Laurent Joffrin est là qui veille au grain afin que ne soit publiée que l’ivraie.

Les chiffres parlent, la manœuvre du barbichu trompe de moins en moins de lecteurs. Il est de plus en plus évident que ses éditoriaux fustigeant les dérives de la presse (enfin toujours les dérives des autres) font partie du plan marketing de Libé et lui sont soufflés par son équipe de conseillers en com’ -équipe qui est d’ailleurs aussi celle des actionnaires (Joffrin n’étant lui-même en fin de compte qu’un communiquant à leur service). Le but étant de nous faire croire que Joffrin est bien un vrai journaliste qui fait son métier de journaliste et que le journal qu’il dirige est un vrai journal qui, si on peut dire, fait son métier de journal, c’est-à-dire qui use d’une entière liberté d’expression, participe au débat démocratique et à l’animation saine d’un espace public de discussion, tout ceci bien entendu loin des pressions et en résistant de toutes ses forces à la censure.

Cette manœuvre, dénoncer un ennemi dont on est complice afin d’exister, outre son intérêt financier (conserver des lecteurs en passant aux yeux des idiots pour un vrai journaliste), offre également l’avantage de satisfaire l’irrésistible besoin intérieur que la tartufferie exalte : celui de se faire passer pour un journaliste, avec pour effet collatéral le fait de se convaincre soi-même que l’on est un acteur important de la démocratie, face à une censure dont judicieusement on est en fait un des principaux éléments sustentifs. Joffrin n’est évidemment pas un journaliste, tout au plus un communicant médiocre, et certainement un bon petit bourgeois, soldat et profiteur du système, avec le cynisme de rigueur, et dont les priorités dans l’existence sont l’assouvissement de sa passion pour les « produits élégants et raffinés qui s’adressent à une clientèle masculine soucieuse de son image et qui aiment le détail discret qui fait la différence avec d’autres concurrents. » ***, et surtout l’assouvissement de sa féroce prédilection pour le caviar, mais attention pour le caviar de gôche uniquement.

* Hommes et femmes de gauche, on vous ment, on vous spolie, cessez donc d’acheter Charlie Hebdo, le journal soutenu par Bernard-Henri Lévy, Alain Minc et Johnny Halliday, optez pour le Plan B, le bimestriel vraiment de gauche et qui n’est pas à vendre.
Le Plan B

** Libération, 28.6.07
*** Galiani

ps : pour ceux que ça intéresse, j'ai mis de nombreux extraits de "Festivus Festivus" de Philippe Muray ici : Festivus Festivus

11 août 2007

Libérez les Vélibs



Ils nous font peine les Vélibs, attachés qu’ils sont à leurs bornes. Ces bornes où fut un temps, des voitures libres pouvaient stationner…


On attend impatiemment les statistiques des traumas crâniens à la fin de la saison. Louer un vélo c’est bien, mais ne pas mettre de casque à disposition des gaga qui louent ces merdes pourrait s’apparenter à une mise en danger délibérée de la vie d’autrui… Quid des responsabilités en cas d’accident ? Et ce connard qui roulait dans la voie de bus, boulevard Saint Germain, et qui, sans vergogne, vous a coupé la route tandis que votre clignotant criait inlassablement « Danger » depuis cent bons mètres de bouchon, que vous vous apprêtiez à tourner à droite… Angle mort, place du mort…

Tout droit


Jean-Claude Decaux et ses petits fistons se portent bien en tout cas. L’empire du mobilier urbain… Article 2279 du Code Civil : « En fait de meubles, la possession vaut titre. Néanmoins celui qui a perdu ou auquel il a été volé une chose peut la revendiquer pendant trois ans à compter du jour de la perte ou du vol, contre celui dans les mains duquel il la trouve ; sauf à celui-ci son recours contre celui duquel il la tient. » Les petits cadenas des Vélibs, des cautions de 150 €… Rendez-vous dans trois ans pour des Vélibs vraiment libres, volés à Decaux certes, mais surtout au gogo qui l’avait naïvement cadenassé en bas de chez lui… Translation de propriété…

Vélib relaché dans le 93


Et tous les parisiens sont ravis ! Et tous les bruxellois pensent à nos histoires belges et se marrent… L’écologie, cette putain de bonne blague et pendant ce temps les chauffeurs de taxis roulant au bon vieux diesel bien épais qui te retapisse les bronches gratuit se voient toujours rembourser la TIPP par l'Etat, par toi donc doux rêveur transpirant sur ton fier destrier.

L'important c'est la tendresse


Et on se demande bien où ils vont tous ces cons à dada sur leurs vélos de vingt kilos qu’on dirait des mobylettes sans moteur… Ouais. Pas à Paris plage en tout cas ! Le fameux « concept basé sur une idée ». La « parasolisation » des berges a du plomb dans l’aile : il pleut sur Paris, donne-moi la main, le ciel de Paris, rend mon cœur chagrin… Barbara-bapapa…

sous les pavés la rage


A coup sûr, un mauvais tour joué par Philippe Muray de tout là-haut. Là-haut où le silence est la récompense…

Paris plage ensablé, le réel libéré.

On ne se demande pas si la mère de Paris va douter du bien fondé de son opération de virtualisation. Le contribuable parisien va par contre peut être commencé à se poser la question de l’intérêt de la brumisation…

Réconcilier les parisiens avec leurs fleuves ? Mais bordel, y avait pas mieux qu’un poème d’Apollinaire : « Vienne la nuit sonne l’heure ! » pile qui efface... Cuba Libre !

(by Christ-Off)

Tournez manège !



Un accident sur l’autoroute provoque toujours un bouchon sur la voie d’en face... On est tombé sur une vidéo sur daily. On cherchait de la jolie fille et on est tombé sur le compte de Crazyeloa, une belle blonde qui s’amuse à faire du karaoké sur daily suite à un gage tiré dans un mariage. Et Crazy, elle était à la Fête des loges y’a deux semaines…

Elle a pris goût à se filmer avec son portable Crazy. Alors elle s’est dit : « Cool, je vais me filmer dans les manèges ! » Et grand bien nous en fasse tant il est vrai que c’est loin d’être déplaisant de la voir cheveux aux vents, crinière toute ébouriffée… Avant samedi, jour du drame dit du Booster, elle avant moins de trente lectures de sa vidéo dans ce manège. Aujourd’hui, elle en est à 5 000 et moult commentaires !

Syndrome Nine Eleven ! « Ils ont soufflé les deux bougies, cent-trois minutes leur ont suffi. Elles étaient deux, elles étaient belles, on les nommait les tours jumelles. » (Gilles la Raie). 5 000 connards ont tapé « Booster, Fête des loges », pour voir si quelqu’un n’avait pas filmé l’accident parce que « putain de sa race », ça doit être spectaculaire comme accident et que non moins « putain de sa mère », c’est entendu : y’a toujours un gonze sur le coup, société d’information instantanée oblige. Nous sommes tous des journalistes juifs allemands… Un accident sur l’autoroute provoque toujours un bouchon sur la voie d’en face…

Et la pauvre Crazy, eh bien elle s’est faite démonter par certains dans les commentaires. Il est vrai que son synthé de fin comporte des « Merci d’être encore en vie » et des « Cool, la nacelle ne s’est pas décrochée ». Des sorties interprétées comme des provocations à l’aune de la tragédie de samedi par les petits esprits étriqués de morale humanitariste consanguine.

Alors voilà, nous, on apporte notre soutien à Crazyeloa. Pourquoi ? Pour la bonne et simple raison que tous ces tocards de voyeurs n’ont pas la légitimité pour s’exprimer moralement sur cette vidéo. Et on se paye le luxe de dire que cela vaut pour les commentaires de soutien ! Quand on est dans ce genre de voyeurisme morbide, il est de bon ton de l’assumer pleinement et de ne pas se parer des atours vestimentaires du cavalier blanc… Un accident sur l’autoroute provoque toujours un bouchon sur la voie d’en face…

Dans le lot, on note une nana qui se vante d’avoir plus échappé à la mort que n’importe qui en l’occurrence, en ayant cédé sa place au père et au fils décédés pour qu’ils puissent faire l’attraction en famille. Dans les queues, il arrive qu’un gros con vous la fasse à l’envers genre « Je n’ai qu’un article, je peux passer devant vous ? », au ciné, toujours une conne pour vous demander de vous décaler parce qu’elle est avec son mec, dans les parcs d’attraction, toujours un con qui peut éventuellement vous sauver la vie… Au vu de la photo qu’elle a laissée pour illustrer son compte daily, spécialement créé pour y aller de sa diatribe, écrite en langage SMS et fautes d’orthographe, de meilleure survivante, de première rescapée indirecte, de médaille d’or de victime potentielle, elle n’a pas l’air trop traumatisé… Avoir manqué de vivre un drame est une chose. Soigner son image coûte que coûte, une autre… Il est de bon ton de nous interroger sur sa démarche : elle frôle la mort et le lendemain tape Booster sur Dailymotion… Tout le monde n’est pas Jeff Bridges dans Fearness… Un accident sur l’autoroute provoque toujours un bouchon sur la voie d’en face...

Comment exorciser des évènements ou non évènements de la vie réelle ? En les remplaçant par des images à vocation divertissante. Faire de sa vie, une télé réalité. Devenir spectateur de son jeu d’acteur. Narcissisme d’école… A l’école des mass médias, les muets sont les putains de rois. Etre une ombre pour voir sans être vu… Il n’y a plus que des bouffons qui soient dans la lumière. Horribles papillons de nuit diurnes… Bad Taste, Bad Times. Juger sans appel les petits juges épidermiques.

Nous conclurons sur une spéciale dédicace à l’attention du gonze qui s’occupe de la maintenance du Booster et qui dans son incommensurable mansuétude, a accompagné Crazyeloa dans le Booster. Naturellement, sa démarche n’avait rien à voir avec de la vulgaire dragouille de bas étage. Non. Il était là pour nous éclairer de ses connaissances techniques. Michel Chevalet’touch ! Histoire de bonne compagnie. Et la garde à vue ? T’as vu ou quoi ? T’as vu ou bien ?

Un accident sur l’autoroute provoque toujours un bouchon sur la voie d’en face...
(By Christ-Off)

3 août 2007

Rain Bulldog

Peut-être deux des meilleures chansons des Beatles n'ayant pas eu droit à la lumière qu'elles méritaient. Rain, premier morceau vraiment acid/psyché composé par les Beatles, sortira en face B du 45 tour de Paperback Writer et Hey Bulldog se contentera d'être la plage 4 de l'album Yellow Submarine. Rain sera ensuite reprise sur les compils Past MAsters.




2 août 2007

Question

Je suis tombé par hasard sur ceci :Sommet USA-Bondy en fait je ne suis pas tombé dessus par hasard je l'ai lu sur Subversiv mais j'osais pas le dire car je sais les nobles vertus morales qui animent certains de nos chers lecteurs votant pour de nobles idéaux soutenus par de non moins nobles Kouchner, Besson, Attali, Seguela, Lang (je crains d'en oublier, Védrine, Amara ?)fiers chevaliers qui ne trahiraient par leurs idéaux et leurs électeurs, peu ou pas fatigués de se faire mettre à sec depuis une bonne vingtaine d'années, pour de vulgaires prébendes ministérielles et j'avais peur de les choquer, belles âmes je vous salue (la famille, tout ça ? Bien ?).

Ainsi dans ce papier on apprend qu'il existe quelque part dans le complexe organigramme américain une envoyée spéciale du Département d'Etat américain chargée des minorités en Europe. Et j'avoue m'en remettre difficilement.Peut-être est ce d'être un citoyen d'une puissance résignée à rentrer dans le rang malgré les gesticulations de notre Leader Minimo fraichement élu, une puissance moyenne se diluant sociologiquement dans le multiculturalisme bon teint (moi le premier qui aime la musique anglo saxonne, le vieux cinéma italien, la littérature russe et les jolies asiatiques aux seins ronds) et économiquement dans le magma Zéropéen comme dirait Momo. Concrétement quel peut bien être son rôle ?
S'assurer valises de billets à l'appui de la paix civile dans les marches de l'Empire ? L'inverse peut-être ? Appuyer des Révolutions Oranges ou des émeutes "spontanées" dans les pays un peu trop récalcitrants au bon Ordre Mondial ? Peut-être qu'en fait ce qui me choque c'est que la couleur soit si clairement affichée? Je sais pas, finalement peut-être qu'il n'y a que moi que ça intrigue.

D'après l'article :
La mission de Farah Pandith sur le Vieux-Continent consiste également à faire admettre que si son pays n'est pas exempt de reproches en Irak, euphémisme diplomatique, il contribue à ce que les choses aillent mieux ailleurs. Au Kosovo et en Bosnie, par exemple.

Comme au Kosovo et en Bosnie...tout un programme donc.

Dès son 1er jour de taf, Trump annule un accord libre-échangiste. Toi Président, tu ferais quoi?