28 février 2007

Acte de Contrition

La banlieue s'invite dans la campagne présidentielle. Il faut montrer que l'on n’a pas peur du peuple faire preuve de courage et affronter la plèbe, un passage essentiel un peu comme le salon de l'Agriculture, on vient y tâter le cul des banlieusards comme on flatte la croupe de la Charolaise. Clichy sous Bois est en passe de devenir le St Tropez des candidats à la présidentielle, le dernier lieu à la mode où l'on doit être vu afin d'assurer un bon passage télé et de l'émotionnel à peu de frais.

Mais Clichy c’est également son côté mystique avec son désormais obligatoire pèlerinage vers le transformateur EDF ou Saint Zyed et Saint Bouna se sont sacrifiés tels deux martyres pour qu’enfin la France se repente à jamais de tout le mal qu’elle a fait subir aux jeunes issus de l’immigration. Au CGB on n’a pas peur de le crier : Zyed, Bouna Plus Jamais Ca !




Veuillez vous levez, lecteurs, repentez-vous et entonnons tous en chœur :

Saint Zyed, Saint Bouna

qui êtes aux cieux,

que vos Noms soient sanctifiés,

que votre règne vienne,

que votre volonté de fuir la police soit faite sur la terre comme au ciel.

Donnez-nous aujourd'hui notre électricité de ce jour.

Pardonnez-nous nos offenses,

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous soumettez pas à la tentation du vote droitiste,

mais délivrez nous du Mal du wacisme.

Amen.


Maintenant on attend nos chers hommes et femmes politiques dans les usines.

Gabriel "Big Boss" Fouquet et Skymann.

27 février 2007

Perdu de Recherche


Le petit Dominique Galouzeau de Villepin, (53 ans - né le 14 novembre 1953 à Rabat (Maroc)) domicilié au frais du bon peuple français, à Paris, Hotel Matignon a disparu depuis le 10/04/2006, alors qu'il se ridiculisait face à un enième mouvement étudiant. Sa dernière apparition dans les médias a eut lieu le 06/05/2006 alors que Jacques Chirac lui renouvelait son entière confiance malgré l'affaire Clearstream2 ...depuis plus rien. Une plainte pour soustraction de Premier Ministre a été déposée le 02/01/2007 à la gendarmerie - Si vous avez quelqu' information que ce soit sur Dominique Galouzeau de Villepin (ou sur son action gouvernementale en général), contactez nous de toute urgence.

Y a t-il encore quelqu'un à la tête de la France ? Entre un ministre de l'Intérieur en campagne électorale depuis 5 ans, un Président trop occupé à verrouiller sa fin de règne et un Premier Ministre désespérément absent, la question mérite d'être posée. En espérant que la réponse ne soit pas Jean-François Coppé, faut pas déconner non plus,la France reste tout de même une puissance nucléaire.

Arrivé au pouvoir en Mai 2005, après que Chirac ait terminé de lessiver le bossu du Poitou, Dominique Galouzeau de Villepin devait nous en mettre plein la vue.
Dernier rempart de la Chiraquie face à un Sarkozy de plus en plus envahissant, portant beau, grand, classe, cultivé, poète à ses heures " La France a l’air à la ramasse. Mais observez - là de près. Elle a les jambes écartées. Elle attend désespérément qu’on la baise : ça fait trop longtemps que personne ne l’a honorée" homme de l'ombre, homme de dossier, jamais élu mais grenouillant dans l'appareil d'Etat depuis une vingtaine d'années, se faisant une certaine idée de la France, nous allions retrouver notre rang par le seul éclat de son élégance de fin de race. Si le titre n'était déjà occupé par Alain Juppé il avait tout pour être le meilleur d'entre nous.
Finalement comme les affaires judiciaires du grand couillon il devait rapidement, et selon la formule consacrée,faire pschitttt.

Oublié l'homme du cabinet noir de Chirac, oublié le théoricien de la dissolution de 1997 qui infligea 5 ans de cohabitation socialo-chiraquienne. Dominique se donnait 100 jours pour redonner confiance aux français. Les médias jamais avares de coups de langue serviles lui servaient copieusement la soupe et relayaient la moindre des opérations de com du nouveau Roi de la ville, trop heureux d'avoir de l'information toute fabriquée à se mettre sous la dent. Dominique fait un discours? nous sommes là, Dominique fait du jogging? Nous le répercutons, Dominique pique une tête à Biarritz ? Rha ce qu'il est beau. La communication tourne à plein régime, c'est l'État de grâce.

Villepin se voit alors présidentiable, dans les sondages il est au coude à coude avec Sarkozy pour représenter l'UMP aux prochaines élections, omniprésent dans les médias, léché de frais, il est lancé....droit dans le mur.

Le mur se présente d'abord en Octobre 2005 sous la forme d'un transformateur EDF où 3 petits imbéciles décident de se réfugier pour échapper à la police post-coloniale française. Boum, grillés, 15 jours d'émeutes, des milliers de voitures brulées, des centaines de millions d'euros de dégâts, le Premier Ministre déclare l'Etat d'urgence dans le pays puis comme son compagnon de l'Intérieur ne fait rien, tétanisé par la peur de la bavure et de la réaction des médias si près d'une échéance présidentielle. Mesures symboliques, immobilisme, voilà pour l'homme d'action.

Début 2006, Villepin se sent en forme, après avoir réussi à faire passer le CNE sans trop d'encombres, il se risque à créer un contrat spécifique pour notre si belle jeunesse, le CPE. Ahh jeunesse ingrate, deux mois de grèves, bolossages en règle des étudiants gnangnan par les nervis des cités, occupation de locaux, ça va mal finir. Dom tente le passage en force et sort le 49.3 de sa manche, c'est du bluff, la mobilisation s'éternise, les journalistes commencent à lâcher le Premier Ministre, Chirac s'en mèle "tu vas pas me pourrir ma fin de règne ? j'ai encore quelques beaux voyages à faire et de jolis discours à prononcer, tu cesses de faire l'enfant et tu me ranges ta mesure à la con", le texte est abrogé, vidé de sa substance, reste une coquille vide et un Premier Ministre décridibilisé. Voilà pour l'homme de pouvoir, pour l'homme de convictions.

C'est avec une côte de popularité sérieusement écornée, aux abois, lâché par une bonne partie de l'appareil UMP, qu'il s'apprête à fêter l'anniversaire de son arrivée à Matignon un an plus tôt quand en Mai 2006 l'affaire Clearstream2 le rattrape. Accusé d'avoir voulu piéger son rival Nicolas Sarkozy dans cette affaire, il a les plus grandes peines à s'en sortir. Enorme emballement médiatique mais terminé les agréables retour de coms, les médias s'ils lechent en meute, lynchent de la même façon. La tempête est terrible. Convoqué chez le juge, Dominique de Villepin envisagera de démissionner mais Chirac n'acceptera pas. Neutralisé, mis en minorité dans son propre parti Il est condamné à couler mollement avec la fin de la Chiraquie.

Depuis plus de nouvelles, à part une petite escarmouche avec Hollande courant été 2006, plus de jogging, plus de plongeon dans l'Atlantique, c'en est terminé des rêves présidentiels. Plus de com (ce qui reste une stratégie de com). Objectif discrétion. Villepin n'existe plus médiatiquement, Sarkozy a été investi par l'UMP et une bonne partie des français doivent bien être incapables de citer le nom de leur Premier Ministre. Le sieur Galouzeau de Villepin aura appris que si la France n'a pas été honoré depuis longtemps, elle préfère toujours rester dessus.


Reviens Dom, cette fois on te ratera pas


Les putes du Système

Les gigolos d'Indigènes ont changé de trottoir ce week-end. Parti Outre-Atlantique tapiner aux Oscars sous la bannière algérienne, le film, déjà primé à Cannes, devra se contenter du César du meilleur scénario original glané en France. César qui a récompensé l'imagination fertile de Rachid Bouchareb. L'occasion de revenir sur cette propagande révisionniste avec notamment une petite vidéo éclairante.





une jolie bande de frimeurs en train de tapiner


On rappelle tout d'abord que l'objectif politique du film est de dénoncer l'inégalité de traitement subie par les soldats d'Afrique du Nord qui ont combattu pour la France durant la Seconde Guerre. Comme un tour de passe-passe, cette inégalité a été immédiatement réparée à la sortie du film. Cette promptitude à agir, dans une République où les atermoiements sont de mise, n'a bizarrement étonné personne. Les médias se sont empréssés de signaler que Notre Président s'était ému devant le film. Comme c'est beau un pouvoir qui s'émeut du sort des pauvres gens. On attend donc qu'il puisse également s'émouvoir devant un film retraçant l'inégalité et l'injustice avec lesquelles sont traités les travailleurs français depuis une trentaine d'années .
A titre d'exemple, Monsieur Chirac ne s'est pas dit ému et n'a pas revalorisé de façon conséquente le SMIC après avoir vu "Ressources humaines" le film de Laurent Cantet sorti en 1999. César du meilleur premier film qui montre l'indifférence du patronat face au sort de ses salariés. On peut évidemment attendre longtemps cette émotion.
Le film "Indigènes" ne mange pas de pain comme on dit. Financièrement un peu mais pas idéologiquement. Ca vaut même le coup de lâcher quelques biftons pour continuer de saper les fondements de la classe ouvrière. Ca ne leur coûte rien. Au contraire ça permet d'occulter parfaitement la vraie inégalité actuelle, et la vraie injustice, pas celle de race, mais celle de classe. C'est bien pour cela qu'ils ont programmé, soutenu et se sont émus devant cette propagande. Vaste manipulation de l'opinion avec l'appui et le concours de quelques abrutis du show-biz qui ont en plus le culot de se faire mousser, de se faire passer pour des héros. On rappellera que le film a été en grande partie, par le biais des subventions, financé par le contribuable français (par le même travailleur humilié dont il est question plus haut). Prolétariat qui enrichit donc cette racaille de Debouzze et ses acolytes, pendant que leurs frères moins chanceux crèvent la dalle en banlieue.
Nous écouterons et entendrons cette racaille de show-biz qui fait des BA, cette incarnation ultime du capitalisme cynique, le jour où ils diront que, pour que les choses changent, il leur faut commencer par renoncer à leurs privilèges, par cesser d'être les putes du système.

Terminons par deux réflexions :
- Ironique que des gens ayant obtenu leur indépendance vis-à-vis de la France, se mettent de nouveau en position de dépendance avec l'obtention de la revalorisation de leurs traites. Stratégie classique de la charité qui aliène le pauvre bougre à son bon samaritain.
Ironique que les harkis, ces combattants algériens attachés à la France et qu'ils avaient participé à libérer en 1944, soient laissés pour compte dans l'histoire. Ces gens exilés en France à qui on fait payer cher la trahison de leur pays d'origine.

- Entendu à la radio. Interview des playboys du film :
question amusée du journaliste : "Et les acteurs ils ont tous été payés pareil, ils ont eu le même traitement ?"
réaction du réalisateur et d'un acteur présents : ECLAT DE RIRE.
Et en sous-entendu le traitement préférentiel accordé au bouffon Debouzze parce-que c'est la Vedette. Les putes du système ricanent comme des gonzesses pendant que d'autres, à côté de chez eux, crèvent la dalle.

26 février 2007

White Jazz

Les journalistes à ma porte, en train d'engloutir leur repas sur le pouce.
La bagnole garée à l'arrière de la maison, une fenêtre de chambre, je force un peu. Du bruit-les journalistes qui baratinent sur ma petite histoire. N'allume pas, reste dans le noir, entrouvre cette fenêtre, et parle, parle, que la bombe allumée par Meg ne te saute pas à la figure.




D'emblée : je suis boche, pas juif-le blaze de mon vieux s'est retrouvé raccourci à Ellis Island.38-le LAPD; 42-les Marines.Service dans le Pacifique, retour au LAPD en 45. Le chef Horrall démissionne; William Worton le remplace-général de division du Corps des Marines, brillant comme un sou neuf, pas nue tache. Semper Fi, toujours fidèle : il constitue une brigade de casseurs, tous ex-Marines. Esprit de Corps : on brise les grèves, on tabasse les libertés sur parole qui la ramène un peu trop, direction la prison.

Fac de droit, petits boulots en free-lance-la loi sur les GI ne couvre pas les frais de l'USC. Récup d'impayés, collecteur de fonds pour Jack Woods-"le redresseur". Employé de Mickey C. : conflits syndicalistes réglés par la force, à la trique. Hollywood qui m'appelle-je suis grand, je suis beau.

Que dalle, mais ça mène au vrai boulot. Je mets le Hola à une arnaque sur Liberace-deux bougnoules bien montés, chantage avec clichés à la clé. J'ai mes entrées-Hollywood, Mickey C. Je réussis le Bureau, je passe sergent. Je réussis le barreau, je passe lieutenant.

Sans Charres. Tout est vrai.

J'ai fait mes 20 ans le mois dernier-vrai. Ma part Redresseur m'a payé mes taudis-vrai. J'ai été au pieu avec Anita Ekberg-Faux. Les conneries ont pris le relais du baratin; la discussion est passée à Chavez Ravine. Fermer la fenêtre, essayer de dormir.

Meg qui dit non, pas question.

Soulever le chassis de la fenêtre-pasde journalistes. La télé : que des mires de réglage, rien d'autre. Eteindre la caisse, reprendre le fil, depuis le début, dormir peut-être.

Toujours là, présent, mal, mal à faire peur-nous nous sommes touchés l'un l'autre trop longtemps pour le dire. Grâce à moi les poings du vieux ne l'ont pas touchée; c'est grâce à elle que je ne l'ai pas tué. A l'université ensemble, la guerre, les lettres. D'autres hommes, d'autres femmes, foirage sur toute la ligne.

Années bagarre-"le Redresseur". Meg-un pote, une amie et une associée pour les récup d'impayés. UNe passade avec Jack Woods-j'ai laissé filer. Les études qui me bouffaient tout mon temps-et Meg qui s'éclatait en solo. Pour finir par tomber sur deux truands : Tony Trombino, Tony Brancato.

Juin 51-mort de nos parents-accident de voiture.

Les tripes, la volonté...

Une chambre d'hôtel-Franz et Hilda Klein enterrés de frais. Nus, rien que pour voir. L'un sur l'autre-à se gouter, à mi-recul à chaque fois.

C'est Meg qui a coupé court-sans finir, rien. A tatons : vêtements, paroles, extinction des lumières.

Moi je voulais toujours.

Pas elle.

Elle est devenue dingue avec Trombino/Brancato.

Jack DRagna m'a montré une photo : Meg-bleus sur le corps, marques, suçons-confirmation pour Trombino/Brancato.

Confirmation-ils avaient braqué un clandé de la pègre, une partie de dés.
Cinq bâtons-tu les effaces-j'ai dit oui.

J'ai monté le coup-prêts pour un nouveau braquage-on se fait le clandé de paris sur canassons. 6 août, 1648 N. Ogden-les deux Tony dans une Dodge 49. Se faufiler en douce sur la banquette arrière, avant de leur faire sauter la cervelle.

GUERRE DES GANGS à la une-la première gâchette de Jack DRagna embarquée vite fait. Son alibi : le prêtre de la paroisse de Jack D. Un non-résolu chez les truands-que tous ces putains de ritals se massacrent les uns les autres.

Réglé-cinq bâtons-avec en prime, un enregistrement : un mec qui gueule en furie contre les raclures qui ont fait du mal à sa soeur. La voix de DRagna - complètement effacée. La mienne : "Putain, mais je vais les tuer. Je vais te les tuer gratis".

Mickey Cohen m'a appelé. Jack a dit que je devais à l'Organisation-ma dette passerait casher en échange de quelques petits services. Jack appellerait, je serais payé-les affaires, c'est les affaires.

Coincé, pris à l'hamecon.

Coup de fil :
2 juin 53 : efface un chimiste préparateur de came.
26 mars 55 : efface deux bougnoules qui ont violé la femme d'un truand.
Septembre 56 : rumeur, Jack D.- malade du coeur, en piteux état.
Coup de fil au bonhomme.
Jack D. : - viens me voir.

Motel en bord de plage - le baisoir rêvé, tout pour le dernier voyage - gnôle, porno, putes dans la piaule d'à côté.

A le supplier : annule ma dette.

Jack : - Les putes font des machins lezbo.

Arrêter de le supplier - pour l'étouffer sous l'oreiller.

Verdict du coroner : crise cardiaque.

Sam Giancana - mon nouveau correspondant. Avec Mickey C. pour homme de paille : et en échange, petits services, petits boulots d'effacement.

Meg a senti quelque chose. Lui étouffer son rôle dans l'histoire, à force de mensonges, endosser toute la culpabilité.

James Ellroy, White Jazz, quatrième tome du Quatuor de Los Angeles

Le défi du CGB

Et si on arrivait à faire virer Ruquier le temps des élections ?

25 février 2007

Surprise Surprise

Quant à Marcel Béliveau, il est directeur de campagne à l’UMP …

(Ce dernier sketch aurait coûté sa place à Nadine Morano).

Le Benny Hinn Show

En exclusivité le CGB vous présente le conseiller en communication de Ségolène Royal pour sa campagne présidentielle, un certain Benny Hinn …

Télé-évangélie...


"Ce que vous m'avez dit, je l'ai entendu. Ce que je savais, vous l'avez confirmé."

Voici donc l'introduction du Pacte Présidentiel de notre prédicatrice favorite : Marie Ségolène. Passons sur la circonstance que ce Pacte (avec le Diable tout empreint de bonnes intentions ?) nous a été adressé façon « publicité non adressée » et ce malgré nos bandeaux rouges vifs mais néanmoins écologiques qui trônent fièrement de dessus les gueules grand ouvert de nos BAL indiquant au facteur ou autre distributeur médiapostien : Stop la Pub !

Oui. Passons.

D’une, nous sommes heureux d’apprendre que la dame blanche ne souffre pas de problèmes d'audition, à l'instar de notre Jackie national. Sous nos petits crânes, on ne peut s’empêcher d’entendre du DeGaulle au Québec ou chez les Picaros, on sait plus…
De deux, nous sommes aux anges de découvrir l'omniscience de notre future Présidente (voir les mathématiques de haute voltige de l'Organe), sa surhumanité laïque... Laïque ? Mon Dieu ! Mais c’est le principe d’infaillibilité papale dont il est question !
De plus, comme la photo montée par le gentil Thomas l’atteste, elle s’est livrée, lundi dernier sur le plateau de TFI à un odieux plagiat de mon incarnation de y’a 2000 ans : une tentative de miracle live par apposition des mains sur un sclérosé en plaques. Cuisant échec, mais Marie Ség a enfoncé le clou de sa communication crucifixatoire de masse…

Bien évidemment, tout le monde n'a retenu de cet évènement que l’intention, qui a compté, et la formidable compassion qui semble animer cette surnature-morte… Dildo damn it ! Un monstre mou de la politique capable de sentiments ?! Et des voyants furent aveuglés par la glace brûlante du mensonge… Et les lucides n'y virent que le feu froid d’une abominable obscénité…

Nous, au CiGéBi, nous l'affirmons : Marie Ség est la femme du miracle noir, elle est l’antéMoi.

Amusons-nous rapido à compulser ses 100 propositions. Ses 100 propositions "pour que la France réalise le progrès pour tous et le respect pour chacun et pour mettre en place un ordre juste." Douze gigatonnes de vide dans cette intro emphatique ! Elle nous ferait vraiment prendre la propagande pour des lanternes ! Elle défit définitivement toutes les lois de la physique…

Oh et puis non : c’est trop chiant. Alors on va se contenter de reprendre les gros titres. Elle est la Présidente :

_ du travail pour tous
_ de la confiance retrouvée (…)
_ du pouvoir d'achat garanti,
_ de la réussite éducative et culturelle
_ de la lutte contre toutes les formes de violence
_ des sécurités sociales
_ de l'excellence environnementale
_ d'une République nouvelle,
_ d'une France forte en Europe et active pour la paix dans le Monde.

Tout ça avec des vrais morceaux de mesures ineptes ou utopiques, sans compter les débiles et les créations de comité gnagna. Naturellement, il y a également un peu de bon dans ce programme. La question est : comment se fait-il ? A quoi est-ce dû ? Toute créature n’est-elle pas fille du même Père ? « Tssssssss ». Voilà ! Comme ça pas la peine de tssssssssier Folam ! Et mon Saint Emilion de 2001 vous salut bien !

24 février 2007

Avoir un bon copain...

Unis main dans la main
A chaque seconde

Le dernier Napoléon

Le prince impérial Eugène Louis Bonaparte fut le fils unique de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Après le désastre de Sedan et la mort de son père il porta sur ses épaules tout l’espoir d’un éventuel renouveau bonapartiste. Espoir éphémère car il fut le seul membre de l’illustre famille à tomber au champ d’honneur. Ironie de l’histoire, il le fit sous l’uniforme de sa gracieuse majesté, la Reine Victoria, le 1er juin 1879, à l’autre bout du monde, au Zoulouland.


Peu de bébés ont apportés plus d’espoir que le petit Louis lorsqu’il vit le jour ce 16 mars 1856. Espoir d’une dynastie, les Bonaparte, qui voyait se consolider la lignée. Mais également espoir d’une nation qui considérait le second empire comme un rempart infranchissable à une future restauration des Bourbons.

Depuis la 2ème capitulation de Napoléon 1er, la France avait souffert de 15 ans de restauration puis, après une première révolution nationale, de 18 années de règne du roi des Français Louis Philippe. Le soulèvement européen de 1848 avait restauré une seconde république en France dont le 1er président fut Louis Napoléon Bonaparte, neveu de l’Empereur. Trois ans après ce fut le coup d’état et le rétablissement du second empire. Cinq ans plus tard, la France s’était fait au nouveau régime alors que naissait le prince Napoléon Louis Eugène Bonaparte, garant d’une continuité impériale et nationale.

Toute l’Europe monarchique fut en premier lieu bien inquiète de voir remonter sur le trône de France la descendance indirecte de l’ogre corse mais très vite elle se rendit compte que le neveu n’était pas belliqueux (quoi qu’on en dise, l’oncle non plus ne l’aurait pas été si on ne lui avait pas déclaré la guerre presque tous les ans de son règne). Et puis Napoléon III porta secours à l’Angleterre lors du conflit contre les Russes durant de la guerre de Crimée en 1854. Plus jamais la France et l’Angleterre ne devaient se faire la guerre et le second empire français devenait « fréquentable ».
Eugénie et Louis


Un an avant la guerre de Crimée Napoléon III épousa par amour Eugénie de Montijo, la fille d’un duc espagnol sans le sou. Puis, en 1856, naquit le prince impérial. Loulou, comme on l’appelle dans l’intimité, est parti pour quatorze années de bonheur doré sur tranche. Doté d’une nourrice anglaise, miss Jane Shaw, surveillé par un pédiatre, le docteur Barthez, il joue comme un fils d’ouvrier avec les enfants des familiers de ses parents. Trop gâté par son père, sa mère, en contre partie, lui prodigue une éducation stricte.

Très jeune, il est de toutes les manifestations du règne. Fait chevalier de la légion d’honneur six heures après sa naissance, il fut enrôlé dans les grenadiers de la garde quelques jours plus tard. A 4 ans, il était avec sa mère à Notre-Dame de Paris pour célébrer le Te Deum en l’honneur de la campagne d’Italie de 1859 (où la France s’allia aux Italiens contre l’Empire d’Autriche). A 6 ans, on lui attribua le grade de caporal des grenadiers de la garde. La France l’adore et malgré la police politique, la répression et la censure, les portraits de la famille impériale sont accrochés aux murs de toutes les chaumières ouvrières du pays.

La famille Bonaparte


Le petit Loulou, bien que sur un nuage, fera l’expérience de l’opposition au régime de son père, incarné dans son exil des îles anglo-normandes par le grand Victor Hugo, à l’âge de 12 ans. En effet, en 1868, le prince est invité à la remise des prix du concours général de la Sorbonne. L’un des lauréats est le fils du général Eugène Cavaignac, un adversaire de l’Empire depuis son échec aux élections de 1848. Lorsqu’on l’appelle, le jeune homme reste assis et ignore son prix sous les applaudissements de l’amphithéâtre. Le jeune prince comprend pour la première fois de sa vie que tous les Français n’aime pas son père. La même année, il sera fêté par la Corse toute entière pour le centenaire de la naissance de son grand oncle.

Médaille du prince impérial


Après le désastre mexicain, Napoléon III, désirant redorer son blason en Europe, déclare la guerre en Juillet 1870 à la menaçante confédération des Etats Allemands menée par la Prusse de Bismarck. Le jeune prince, âgé de 14 ans, accompagne son père au front, entre Metz et Saarbrücken, sous l’uniforme de sous-lieutenant des grenadiers de la garde. L’armée française, composée de conscrits, est tellement certaine de sa victoire que les officiers n’ont que des cartes de l’Allemagne, aucune de l’Alsace. Dommage car ils ne passeront jamais le Rhin.

L’armée prussienne, elle, ne compte dans ses rangs que des professionnels. De plus, tous les soldats du kaiser sont vaccinés contre la variole (maladie responsable de 23.000 morts dans l’armée française cette année) et autres saloperies. On connaît la suite.
Sedan est un désastre militaire, puis politique pour Napoléon III qui, comme son oncle à Waterloo, tentera en vain de se faire tuer sur le champ de bataille.

Pendant que sa mère fuyait Paris sous un déguisement et que déjà, les communards juraient de défendre la capitale coûte que coûte, le jeune prince, sous escorte, rejoignait la Belgique où, à Ostende, il embarqua pour l’Angleterre. Il retrouva sa mère à Chislehurst, dans le Kent, puis son père, lorsqu’il fut libéré en 1871. La reine Victoria (qui adorait Napoléon III, sentiment plus que réciproque) et le prince de Galles leur firent le meilleur accueil mais en Angleterre, nombreux étaient ceux qui continuaient à honnir le nom de famille de l’ogre corse. Le trio impérial embarrassait plus qu’un peu la perfide Albion.

Loulou rejoignit le King’s College, dans le Strand où il ne fut pas long à s’ennuyer à mourir. Suivant la tradition familiale, il opta pour la carrière militaire et grâce à sa mère, entra en novembre 1872 à l’académie militaire royale de Woolwich, au sud de Londres.
Là, son anglais plus que médiocre lui valut bon nombre de moqueries. De plus, lorsque ses professeurs abordaient l’étude de la bataille de Waterloo du point de vue anglais, il se mettait dans une folle colère. Néanmoins, il était heureux à Woolwich, du moins jusqu’à ce jour de janvier 1873 où on vint lui apprendre le décès de son père.

4000 Français traversèrent la Manche pour rendre un dernier hommage à leur empereur à l’église de la Vierge Marie de Chislehurst. A 17 ans, Louis devenait l’héritier du bonapartisme et nombreux furent ceux qui l’enjoignirent de retourner en France pour faire tomber la 3ème république. Mais il déclina l’offre, préférant attendre sa majorité pour que le peuple français l’appelle par un plébiscite. Comme son père, il veut être élu légalement mais contrairement à lui, il ne veut plus de coup d’état. Aussi retourna-t-il à ses études au grand soulagement de la république française, dont le présidant, Adolphe Thiers, avait encore du mal a essuyer ses mains du sang de la commune sur le torchon de la nouvelle constitution.

Louis reçut son diplôme d’officier en 1875 à la septième place sur 37 cadets (1er en escrime et équitation). Trente trois de ses camarades entrèrent dans l’armée britannique mais Loulou devait se contenter d’un grade de lieutenant honoraire dans l’artillerie royale. Le premier ministre Benjamin D’Israeli ne voulant pas d’un Bonaparte dans son armée.
En France, toute la presse républicaine se moquait bien de lui en l’appelant Napoléon trois et demi ou le Bébé Impérial. Lui, n’en prit cure et, lorsqu’il fut en âge, demanda à faire son service militaire en France. Demande ignorée plus que rejetée.
Louis sous l'uniforme anglais


En Angleterre cependant, il devint populaire, encore plus lorsqu’il commença une chaste liaison avec la plus jeune fille de la reine Victoria, la princesse Béatrice.
Mais en bon Bonaparte il savait qu’il devait conquérir son trône par les armes. L’Angleterre ne voulant pas de lui, il demanda à servir dans l’armée austro-hongroise de François-Joseph. Lettre morte. Il tourne en Europe, surtout du Nord, où il croise des cousins plus ou moins éloignés, comme le prince Joachim Murat qui lui donne un sabre ayant appartenu à son grand-père, le Roi de Naples.

Et puis le 11 février 1879 on apprit à Londres que 1.329 soldats britanniques avaient été massacrés en Afrique du Sud par les Zoulous. 55 officiers supérieurs y perdirent la vie. Encore plus qu’à Waterloo.

Le dernier carré d'Isandwana


Tout le royaume demanda vengeance. Louis accrocha donc son petit wagon au train du patriotisme anglais. Bien que D’Israeli ne voulait toujours pas de lui, la reine, qui l’adorait, fit pression pour qu’il s’embarque avec ses troupes. Cependant, en sous-main, les ordres étaient stricts. Il ne devait rien arriver au prince impérial. Sur sa feuille de route, il ne devait être que spectateur du conflit. En France le parti bonapartiste était outré de voir l’héritier du grand Napoléon risquer sa tête pour des Anglais qui avaient enchaîné son grand oncle comme Prométhée à Sainte-Hélène. De même, les républicains français avaient peur d’une récupération du symbole impérial par l’Angleterre à leur encontre.

Tout cela, Louis s’en moque. Il s’embarque à Southampton le 28 février 1879 pour l’Afrique du Sud. Son navire, le Danude, atteint Cape Town le 26 mars puis se rend à d’Urban où il est pris de fièvre. Une fois remis, il est affecté à l’état-major de lord Chelmsford, le commandant en chef. Il retrouve deux de ses camarades de Woolwich, les lieutenants Arthur Bigge et Frederick Slade, qui l’enivrent de leurs récits de batailles (ils ont tous deux combattus à la bataille de Khambula le 29 mars). Louis trouve, parmi les cavaliers irréguliers, beaucoup d’anciens communards partis en Afrique pour se refaire une vie. Le monde est petit.

Portant l’uniforme des officiers artilleurs, Louis est muté au service des cartes. Il fait de temps à autres de la reconnaissance mais est toujours lourdement chaperonné. Victoria ne veut surtout pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Cependant, le jeune homme de 23 ans a le diable au corps et ne cesse de demander de l’action.

Le 1er juin 1879 on lui permet d’aller vérifier ses cartes sur le terrain enfin de trouver l’emplacement du prochain campement de la garnison. Il est accompagné du lieutenant Carey, avec qui il s’était lié, de six autres cavaliers et d’un guide zoulou. En milieu d’après midi la petite bande s’arrête près d’un village de natifs pour se reposer et boire le café. Louis et Carey discutent de la première campagne d’Italie de Napoléon 1er. Puis le guide vint leur dire qu’il vient de voir un guerrier zoulou. Louis ordonne à ses hommes d’aller quérir leur monture pour se mettre en selle. Puis une volée de balles tombe sur eux avant une meute de guerriers sortit de nulle part.

La mort du prince


Les Anglais déjà en selle galopent vers la rivière. Louis saute sur sa selle mais, le pied à l’étrier, la sangle de cette dernière se brise et son cheval part au loin alors que lui se retrouve sur les fesses. Nicolas Le Tocq, un cavalier de Guernesey, essaye de le prendre en groupe mais n’y parvient pas. Lorsque les Anglais regardent derrière eux ils voient le prince poursuivi par sept guerriers zoulous. Après avoir cavalé 300 mètres, Louis se retourne pour affronter son destin. Le pistolet à la main, il tire ses six cartouches dans le tas. Un guerrier jette sa sagaie et elle le touche à la cuisse. Tombant sur un genou il dégaine son épée, cette même épée que portait Napoléon à la bataille d’Austerlitz. Un autre guerrier jette sa lance qui se plante dans l’épaule gauche du prince. Loulou tombe à genou et l’épée à la main, est rejoint par les Zoulous qui lui donnent quinze autres coups de lance dans le torse.

Les Anglais qui s’enfuient au galop ne virent pas les guerriers noirs exécuter autour du corps du dernier Napoléon leur danse des braves. C’est ainsi qu’ils rendent hommage, selon leur coutume ancestrale, à ce jeune guerrier blanc qui a eu le courage de se retourner pour prendre sa mort de face.

Collage montrant les officiels aux obsèques de Louis

Ainsi expira le dernier Napoléon, à 23 ans, l’épée d’Austerlitz à la main.
Son corps repose toujours, avec ses parents, au mausolée de Chislehurst, dans le Kent.
Tous les ans, le 1er Juin, les guerriers Zoulous célèbrent encore par une danse, la fin de ce jeune brave qui a su regarder sa mort dans les yeux.

Spartacus

François Bayrou le candidat qui monte, qui monte ...
Outre l’électorat socialiste le candidat UDF tente également de séduire la communauté gay.

23 février 2007

Ruquier vote Royal

Après les départs de l’antenne d’Alain Duhamel et de Loïc Lemeur, respectivement soutien supposé et affiché de Nicolas Sarkozy et de François Bayrou, Laurent Ruquier, auto déclaré pro Ségolène Royal, doit il rejoindre Béatrice Schönberg et Marie Drucker dans le loft du service public ? Son temps de parole sera t il comptabilisé dans celui du parti socialiste ? Mustapha doit il désormais arborer un T-Shirt Désir d’Avenir lorsqu’il interviendra ?

Hair of the Dog

En Grande-Bretagne the Hair of the Dog est la dose d’alcool que l’on se remet derrière la cravate le lendemain d’une bonne cuite. Curieusement, dans un pays de pochtrons comme le nôtre il n’y a pas d’expression équivalente. Vu ce que l’on risque de se prendre comme président cette année nous sommes bien partis pour cinq ans de gueule de bois donc petite leçon de rattrapage.

22 février 2007

Kung Fu Master of Ecole

Dans certains établissements de banlieue, des profs ont déjà anticipé un second tour Lepen / Sarkozy !! (Attention vidéo amateur).

Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents frontistes

Lors de l’émission de l’incultissime Marc Olivier Fogiel, on pouvait apprendre que la propre mère de Guy Bedos votait Front National. Face à cette terrible situation, que doit faire son petit fils, qui a honte, pour régler ce fâcheux problème ??!!



1. Appliquer un lavage de cerveau musclé à son aïeulle en la forçant à visionner la totalité des sketches du Jamel Comedy Club avec comme fond sonore Ma France à Moi de Diam’s ?
2. Se ramener avec des copains de la MJS, foutre le feux à sa maison et la tondre en public car aujourd’hui la moindre sympathie au parti de Jean-Marie Lepen ne peut être tolérée par la jeunesse France !!
3. Tenter le tout pour le tout avec un traitement de choc télévisuel, également appelée tournée du Grand Doc, à savoir une séance intensive d’auto critique et d’auto dénigrement avec Pascale Clark (En Aparté), suivi d’un tribunal stalinien avec la triplette magique de procureurs inquisiteurs formée par Gérard Miller, Mustapha et Michel Polac (ici le patient est déjà cliniquement mort …), et pour terminer, une exécution sommaire par le très courageux et néanmoins nécrophile Marco.

Le fils Bedos a donc l’embarras du choix pour remettre sa grand mère dans le droit chemin et faire élire les forces progressistes et tolérantes de ce pays !!

Cette campagne présidentielle est de plus en plus folle, peut être apprendrons nous demain que le père de Philippe Torreton est un ancien Waffen SS !!

21 février 2007

Civil War II

Apparemment Nicolas Dupont-Aignan, dissident UMP, est un fidèle lecteur du CulturalGangBang ou du blog La Résistance. En témoigne sa dernière intervention télévisée, datée du 15 février 2007, ou il a réussi à glisser au détour de ses propositions sur l’intégration / immigration, l’expression « Civil War » (guerre civile). Bravo Nico, bienvenue au club !
De toute évidence Arlette Laguiller ou Jose Bové n’ont pas compris l’allusion. Ils ne doivent pas nous lire (ou du moins pas encore …)

Attention Nico, ton challenge n’est pas encore terminé, à ton prochain passage télé, tu devras appeler tes électeurs à voter Bidou le candidat tout doux !
Bon courage.

Tête de co(ra)n

A l’instar de Charlie Hebdo qui a explosé les ventes de son torchon en reproduisant les caricatures danoises du prophète je vais faire péter grave à mort la fréquentation du CGB avec ce dessin de mon neveu Louis (3 ans).
J’attends les commentaires virulents, les menaces de mort et bien sûr, le procès que ne manqueront pas de nous attenter Dalil Boubakeur et le Conseil français du culte musulman. Et ne me remerciez pas les gars, c’est gratuit.

En 2036 on éteint la lumière


Divinité égyptienne du mal et de la destruction, Apophis devait un jour plonger le monde dans l’obscurité éternelle. Apophis c’est également un météorite de 390 mètres de diamètre et de 25 millions de tonnes qui arrive dangereusement près de notre planète à pas moins de 30.000 km/heure. Marrant comme personne n’en parle.
Pourtant elle a été repérée en 2004 et depuis elle donne des sueurs froides à beaucoup d’astronomes sur cette boule de cons qu’on appelle la terre.


Apophis c’est pas grand-chose en fait me direz-vous. C’est 2.500 tours Eiffel qui tomberaient sur la terre donc pas de quoi fouetter un chat.
Sauf que 25 millions de tonnes qui tombent sur la terre à 30.000 kilomètres heures généreront 100.000 fois l’énergie du souffle d’Hiroshima. Autour de l’impact des milliers de kilomètres carrés seront détruits, des dizaines de millions de personnes anéantis en une seconde puis la totalité de la terre sera recouverte d’un épais nuage de poussière opaque qui provoquera à court terme l’extinction de l’humanité.

Mais c’est là, je vous l’accorde, une précision bien pessimiste. Détectée en juin 2004, la météorite a été soumise à bon nombre de calcul de trajectoire. Ainsi en 2005 on estimait la probabilité d’une collision avec la terre de 4 sur 10 sur l’échelle de Torino (mesure de menace constituée, 10 étant la collision certaine). Ce qui représente tout de même une chance sur trente-sept.

Depuis, la fondation B612 milite pour la construction d’un vaisseau spatiale capable de modifier la trajectoire de cette nouvelle étoile de la mort. La Nasa a toujours minimisé le risque en faisant l’autruche. Les nouvelles estimations sont beaucoup plus optimistes. La nouvelle trajectoire d’Apophis laisse penser que les risques de collision ne seraient que d’une chance sur 45.000. Cela au alentour de 2029.

Simulation de l'approche d'Apophis en 2029


Sauf qu’il est fortement possible que la météorite passe à moins de 28.3340 kilomètres de la terre. Dans ce cas elle créerait ce qu’on appelle un trou de serrure gravitationnel (modification de la trajectoire de la terre) qui pourrait amener à une collision sept ans plus tard, soit en 2036.

Cratère d'1.2 km de diamètre provoqué par la météorite de 40 mètres qui tomba en Arizona il y a 20 ou 50.000 ans


Les prochaines estimations sérieuses ne pourront avoir lieu qu’en 2013 et déjà, une conférence internationale sur la défense de la terre sera organisée le mois prochain entre la Nasa, l’Agence Spatiale Européenne et L’Organisation de Recherche Spatiale Indienne.

Simulation de la destruction d'Apophis avec une bombe thermonucléaire de dix méga tonnes


C’est simple, soit on laisse faire les statistiques en priant que la météorite passe son chemin, soit on dépense des milliards d’euros pour tenter quelque chose. Tout le monde est d’accord sur un point : il faudra au moins tente ans pour arriver à mettre au point une navette capable de détruire ou dévier la trajectoire d’Apophis. Tic-tac, tic-tac, tic-tac….

Vous, je ne sais pas, mais moi je ne fais toujours pas d’enfants et je continue à cloper et à me bourrer la gueule.
div>
Countdown to Doomsday-Deep Impact
envoyé par CindyPDX


20 février 2007

Pandi Fiat Panda.


Ah le nouvel an chinois. Toujours un bon petit kif quand on habite dans le XIII. Ouais ? Ouais, sauf que là le défilé s'est déroulé dans le marais...


Monstre mou...



Dans le marais ? Merde ? Mais c'est l'année du porc ! Serait-ce une provocation homophobe genre les homo sont tous des porcs ? Une mesure politique, anti Delanoëienne pour ras le bol des bouchons du périph Sud quand les tchintchoungs rentrent chez eux, ou ras le bol des piétons encouragés par le maire de Paris à ne plus faire attention lorsqu'ils traversent car la rue est à eux et qu'il faut qu'ils reprennent leurs droit à ces odieux automobilistes agoraphobes, ou ou ras le bol de ces connards de cyclistes qui prennent un malin plaisir à ralentir une circulation déjà laborieuse ?
Serait-ce une provocation antisémite ?
Nous vous en laissons seuls juges.
Seulement, là, on tombe des nues avec l'année du porc : les autorités chinoises ont interdit toute représentation du porc dans les publicités à la télé...

Animal chaste



Et Coca a opté pour remplacer cet animal décidément loin d'être consensuel pour le Panda. Ce bon gros gentil nounours apparemment à la limite de l'impuissance sexuelle... Les chinois vont donc manger du Panda à toutes les sauces aigre douce...

Certes, il y a 9,8 millions de Huis en Chine (partie de la communauté musulmane la plus nombreuse et la mieux assimilée en Chine), mais l'on fêtait dans l'Empire du Milieu l'année du Cochon avant que l'Islam ne naisse.

A quoi rime cette nouvelle mascarade ? N'est il pas hallam de regarder la télévision? Le Panda est il vraiment hallal ? Qu'est ce qui nous Panda vraiment au nez ?... Vivement l'année du dragon...



Nonce l'apostat



Nonce Paolini ça vous dit quelquechose? C'est tout simplement le nouveau président de notre Ripoublique télévisuelle... Patrick Le Lay, le vieux tonton flingueur du PAF va prendre une retraite bien méritée après nous avoir fait subir Mystères, Jacques Pradel, Morandini, "L'amour en danger", les niouzes, Arthur, Cauet, les soirées ELA de Zidane.

Et qui le remplace?? Un putain de licencié de lettres qui a fait mai 68.

Un enfant de la génération lyrique à la tête de la machine du temps de cerveau disponible... Un nouveau monde, le sien... Narcisses, égocentrés et psychorigides nos petits soixanthuitards n'en finissent plus de nous baiser.

Jean-Luc Alarue


Ah, on l'attendait avec impatience le faux pas du gendre idéal du Service Public, qui nous sert sa télévision obscène acceptée de tous sous prétexte de la présence en plateau d'un ou deux connards de psychologue. ça a été long oh oui. Mais que c'est bon... Tout vient tartare à qui s'est attendre...

Jean-Luc Delarue a littéralement pété les plombs dans un vol de nuit à destination de l'Afrique du Sud en une veille apparemment avinée de St Val... Voyageant avec l'équipe féminine de volley d'Algérie, le beau Jean-Luc aurait eu quelques velléités de séduction. Se faisant vaguement éconduire et étant apparemment chauffé à blanc au feu d'un cocktail explosif alcool médocs, il aurait vite sombré dans la violence et la vanne raciste. On se croirait dans un Elroy...

Le personnel de bord aurait alors tenté de s'interposer. Résultat : trois plaintes au cul ! Elle n'est pas belle la vie. Pratiquant la boxe française, JLD s'est même payé le luxe de mordre un stewart...
Nous n'oublions pas de préciser que sur ordre du commandant de bord, Jean-Luc a fini son voyage sanglé à son fauteuil...

"Fais gaffe enculé d'ta race : j'ai les dents longues..."



Voilà le beau David Z. (non on déconne il n'est pas beau), notre maître à tous ici, royalement vengé par la vie ! David Z avait écrit un livre sur JLD il y a quelques mois. Il avait été blacklisté par les médias mis à part Morandini, mandaté par le tout PAF pour lui tendre un piège en bonne et due forme...
Quelques semaines plus tard, le beau JLD, reconnaissant avait invité le Quasimodo d'Europe 1 dans son émission. Echange de bons procédés...
A toi Jean-Marc, abominable larve dont le principal passe temps est de défendre les puissants du Paysage audiovisuel : PAF ! In your gueule !

Notons que l'émission jour après jour diffusée ce soir et enregistrée avant ce vol de haute voltige, traite des obsessions et des impulsions, notamment violentes... Sacré Destin !

19 février 2007

Viens voir le docteur...

Gyneco a manifestement arrêté de fumer.

AutoPromo

Après la diffusion par Canal d’une vidéo CGB, j’annonce ma démission et mon retrait définitif du CulturalGangBang.

PS : Merci Mixteub.

Jamais sans Mamère

Noël Mamère, député maire de Bègles, serait il dyslexique ? On serait tenté de le croire à la vue de cette vidéo …
Déjà qu’il avait confondu "couple homosexuel" et "couple d’escrocs", voici qu’il confond "voiture" et "bicyclette".


18 février 2007

Fumeur, prend garde à toi !


Dans un an fini la clope au pub ou au bistrot. On s’enverra nos pintes à toute vitesse et puis on ira s’en griller une dehors, comme des lépreux au Moyen-Âge en subissant les regards haineux des passants qui trouveront encore qu’on leur fait courir le risque de leur coller un cancer passif alors qu’ils emmènent leurs demi-mogoliens de gosses, coiffés comme des héros de manga au gel industriel, fêter leurs anniversaires au Mac Do. Au train où vont les choses on n’aura bientôt plus le droit de fumer dans la rue, voire chez soi et il faudra bientôt nous marquer, nous autres malades fumeurs, de l’étole de l’infamie.
Enfin tout ça c’est pour février 2008 alors durant un an je vais m’acheter un camion de cigares bras de bébé pour les griller dans tous les restaurants bio de France et de Navarre et enfumer comme des jambons de Bayonne tous ces enculés de bâtards de non-fumeurs de merde

Eye of the Tiger

Le CGB est fier de vous annoncer la possible tenue du match de l’année, Alain Soral versus Clémentine Autain. Cette dernière déclare, en effet sur son blog à propos du nouveau nègre de Jean-Marie Lepen : "L’homme est malheureusement un habile débatteur, un dangereux faiseur. A tel point que j’avais pris la décision de ne plus jamais débattre avec lui. Il a consacré un ouvrage à expliquer que les femmes ne peuvent pas penser, en dépeçant pour sa démonstration les oeuvres de Hannah Arendt et d’Elisabeth Badinter. Soral me donne depuis longtemps la nausée. Pas étonnant finalement qu’on le retrouve chez Le Pen. Pas sûr que je ne tente pas de lui claquer prochainement le beignet sur un plateau ou deux. Qui sait !”. Les ventes d’ecran plasma vont exploser !!

Les français ne se rendent pas compte

Cette semaine lors de l’émission culte En Aparté, nous pouvions assister à un périlleux exercice d’équilibriste du nouveau porte parole de Ségolène Royal. Ainsi Philippe Torreton n’hésite pas à utiliser des termes forts comme «mafia », « façon éhontée », « pressions », « intolérable » et surtout « les français ne se rendent pas compte » à propos des liens supposés entre les média et le candidat de l'UMP !! Mais dès lors qu’il s’agit de parler de TF1, Philou se montre tout de suite plus nuancé …

A noter qu’à l’inverse de B. Schönberg ou M. Drucker, voire même de A. Duhamel (le CGB mène actuellement une enquête de mœurs à ce sujet), C. Chazal a choisi de rester sur TF1 et de se séparer de son compagnon.

Segolène vue de l'étranger

Une bonne tranche de rire.


17 février 2007

L'hymne à l'amour



The Goat The Bad The Flamby

Décidément il ne fait pas bon de contredire Ségolène Royal rue de Solferino. Après avoir fait le ménage parmi les éléphants du Parti Socialiste pour l’investiture, la Dame du Poitou vient de "flinguer" Eric Besson qui avait eu l’audace d’émettre quelques réserves sur le financement du programme.

They bang the drums

A ma gauche, John Bonham et son morceau de bravoure Moby Dick, batteur de Led Zeppelin, show at The Royal Albert Hall in 1970.



A ma droite, Ahmir Thompson aka Questlove, batteur de The Roots, solo de batterie Oslo novembre 2006

Ségolène Comedy Club

Désormais avant chaque discours de Ségolène Royale en meeting, un jeune humoriste est chargé de mettre de l’ambiance en sortant deux trois blagues et c’est toujours bon pour l’image de la candidate auprès des 18-25 ans ! L’UDF a Patrick Sébastien, l’UMP a Gérald Dahan, le Parti Socialiste lui a François Hollande (plutôt bon et c’est toujours mieux qu’un pensionnaire du Jamel Comedy Club !!).


Hollande
Uploaded by TOC

Le samouraï du Christ

En 1637, les paysans japonais de la presqu’île de Shimabara se révoltèrent contre la misère et le pouvoir shogunal. Des révoltes paysannes, il y en a eu et il y en aura des milliers d’autres au Japon. Cependant celle-ci restera unique dans les anales de l’histoire car ce fut la seule grande révolte menée, au pays du soleil levant, sous la bannière de Jésus de Nazareth. Cette rébellion avait pour chef un enfant, samouraï chrétien de 16 ans, passé dans l’histoire sous le nom d’Amakusa Shirô. Ses partisans l’appelaient l’Enfant Céleste.



Né sous le nom de Shirotokisada Masuda en 1621, celui qui deviendra l’enfant céleste était le fils de Jinbei Masuda, un samouraï vassal du seigneur chrétien Yukinaga Konishi. Ce dernier fut daimyo de ce qui est aujourd’hui la préfecture de Kumamoto, dans l’île de Kyushu. Ce seigneur fut battu à la bataille de Sekigahara par Ieyasu Tokugawa, l’homme qui réorganisa complètement le pays. C’est ce qu’on appelle l’ère Edo (actuelle Tokyo).

Ieyasu Tokugawa


Toute cette modernisation se base sur une hiérarchisation importante des différentes classes de la société. A la tête du gouvernement le shogun, puis venaient les différentes classes de daimyo. Ceux de l’intérieur, qui ont prêtés serment aux Tokugawa avant la bataille de Sekigahara et ceux de l’extérieur, qui ont étés contraints de le faire après. C’est donc une sorte de pyramide sociale où le shogun et les daimyo de l’intérieur se taillent la part du lion en ayant les meilleurs postes dans l’armée et l’administration. Difficile de na pas faire de mécontents et ce, sans même parler du socle de cette pyramide, les paysans, artisans, marchands et autres sous classes.




C’est donc un système moderne par rapport à l’ancien mais qui reste féodal.
Or l’occident a mis son nez au Japon en apportant deux choses :

- La poudre à canon, qui plait à tous.
- La chrétienté qui ne plait qu’aux plus démunis.

En effet, en 1582, une délégation de jeunes japonais a fait le voyage a Rome et a ramené, au pays du soleil levant, le message de paix (et d’égalité) du Christ, ce qui va faire trembler, à long terme, la base de la pyramide du clan Tokugawa. C’est pour cette raison qu’en 1623 le christianisme est proclamé hors la loi dans le pays et, comme au temps de Rome, les chrétiens japonais s’organisent dans la clandestinité.

A cette époque le petit Shirô (on va prendre le raccourci de son prénom) fait l’émerveillement de tous par son intelligence. A l’âge de 5 ans il sait parler, lire et écrire avec une perfection qui embarrasse la plupart des adultes de son entourage. De nos jours encore on lui prête, comme Jésus en son temps, l’habilité de marcher sur l’eau ou de guérir les malades par imposition des mains.

Sans porter crédit à ces miracles, on peut affirmer qu’il fut un enfant d’une grande intelligence et d’une encore plus grande beauté. Une beauté qui subjuguait n’importe qui l’approchait. Sa philosophie se résumera toute sa vie en une phrase :

Toute chose sur cette terre naît de la même racine, tous les êtres humains sont égaux au-delà des classes.

Dans cette ancienne province chrétienne, qui subit la tyrannie du pouvoir, les impôts inhumains, la persécution religieuse, puis la grande famine de 1636, ces paroles seront l’étincelle qui allumera l’incendie.

Le 24 octobre 1637, une coalition de paysans de l’île d’Amakusa et de la presqu’île de Shimabara se rassemble en secret sur l’île de Yushima (actuelle ville d’Oyano). Shirô, qui est présent, est élu à l’unanimité chef de la révolte. Il n’a que 16 ans mais il jure sur la croix et la lame de son katana de défendre les opprimés jusqu’à son dernier souffle.

Le lendemain toute la péninsule de Shimabara se soulève. Le 27 octobre, l’île d’Amakusa fait de même. Les forces de l’autorité shogunale sont en déroute et prennent la poudre d’escampette.

Amakusa et ses environs


Le 5 décembre les forces rebelles de Shimabara et d’Amakusa font leur jonction devant le château d’Hara (sur la péninsule de Shimabara).
Ils vont être rejoints par tout ce que le pays compte de mécontents. Les paysans chrétiens d’abord, qui arrivent presque nus avec des piques taillées au couteau dans les branches des arbres. Et puis les autres paysans qui n’ont que la misère pour religion. Mais il y a également tous les ronin (chrétiens ou non) du pays qui ont trouvés une cause à leur honneur perdu.
Il y a aussi toutes les autres sous-classes de la société japonaise tel que les artistes ou les geishas. Ce qui est unique dans l’histoire du Japon c’est que certains samouraïs chrétiens ayant toujours un maître vont déchirer leur serment pour le royaume des cieux et cette croix en bois qu’ils portent cachée sous leur kimono depuis des années.

En bref, ce sont 37.000 japonais qui vont se barricader dans le château d’Hara derrière un chef de guerre de 16 ans. Partout ils dresseront des croix et les vieillards, femmes et enfants tisseront des bannières à la gloire de la chrétienté.
Dans le château ou trouve des fusils et un ou deux vieux canons. Il y a également les barricades mais la plus efficace des armes et celle qu’on y amène : la foi.

Le 20 décembre, le shogun envoie 40.000 hommes pour mater la rébellion. Ils sont repoussés sans avoir eu le temps de faire un véritable siège car les hommes de l’enfant céleste, les voyant à nombre presque égal, sont sortis de la forteresse et les ont mis en déroute sur terrain neutre.
Les chrétiens japonais peuvent passer leur dernier noël en paix sur cette terre.

Le 1er janvier les forces shogunales reviennent à l’attaque un peu mieux organisées. Elles font un véritable siège cette fois mais lorsque le commandant en chef, Shigemasa Itakura, est tué, l’armée du pouvoir repart en sens inverse.

Trois jours plus tard, Nobustuna Matsudaira assume le commandement de l’armée devant mater la révolte. Pour ce faire, il va appliquer la vielle théorie du mal par le mal.
C’est l’occident qui a introduit la chrétienté au Japon ? Qu’à cela ne tienne ! C’est l’occident qui va la défaire.
Jouant sur les accords commerciaux naissants avec la Hollande il demandera à la marine batave de bombarder le fort d’Hara. Ce qui sera fait en bonne et due forme dés le 13 janvier 1638, la forteresse étant sur une presqu’île.
Un bombardement qui va durer presque un mois et demi.

Criblé de boulets, le château d’Hara sera prêt à tomber pour le dernier assaut le 27 février. 60.000 soldats du shogun s’élancent sur la forteresse fumante.
Cette fois, peu de résistance. La plupart des combattants sont déjà morts. Pourtant, les hommes du général Matsudaira vont croiser la route d'un très jeune samouraï d’à peine 17 ans qui va leur donner du fil à retordre avec son sabre avant de tomber raide mort sous d’innombrables coups. C’est bien plus tard qu’ils apprirent que ce gamin était le général en chef de l’armée rebelle.

Statue d’Amakusa Shirô devant le château d'Hara


Les presque 3.000 vieux, femmes et enfants survivants qui s’avancèrent vers l’armée conquérante en chantant des cantiques et en levant au dessus de leur tête les croix et icônes qu’ils avaient forgées de leurs mains furent massacrés jusqu’au dernier.
Sur les 37.000 Japonais qui restèrent presque 3 mois au fort d’Hara, pas un seul n’en est sorti vivant. Si dieu existe, souhaitons leur du bonheur dans l’autre monde.
Les catholiques japonais attendent toujours que Rome canonise Amakusa Shirô.
Ils peuvent attendre encore longtemps.

16 février 2007

N le Maudit

La série noire continue pour Nicolas Sarkozy. En effet, à chaque fois qu’une personnalité médiatique se rallie au président de l’UMP, une mystérieuse malédiction se met subrepticement en marche, une sorte de mélange entre Les 7 Boules de Cristal de Tintin et Destination Finale …


Santini
Uploaded by Skymann


La malédiction avait commencé avec Steevie ...

La malédiction avait commencé avec Steevie qui réclame les allocations chômages aux ASSEDIC les mois d’été, le Doc Gynéco qui se fait lyncher par Mustapha et Michel Polac, Johnny qui part en Suisse pour demander la nationalité belge afin d’aller vivre à Monaco, Pascal Sevran et ses méthodes radicale pour résoudre la misère en Afrique. Voici qu’aujourd’hui André Santini, député UDF qui a dernièrement déclaré qu’il préférait Nicolas Sarkozy à François Bayrou, est présenté comme un "contrevenant pris en flagrant délit" cigare au bec dans la salle des quatre colonnes, bref le parfait salaud qui se croit au dessus des lois, le tout en ouverture du 13h de France2 !! Bye bye André l’amuseur, celui qui sortait toujours un bon mot aux cameras de la chaîne parlementaire, ciao le gros Dédé invité des Grosses Têtes !

A ce rythme on va bientôt apprendre qu’André Glucksmann a assassiné Mireille Mathieu il y a de cela 20 ans, et que depuis il se fait passer pour elle, que Roger Hanin est le plus gros proxénète de la rue St Denis, tendance SM, ou que Bernard Tapie reprendra le rôle de Jean Baptiste Maunier dans les Choristes 2 "la vie d’un Success Boy" !!

Le vieux lion de la République


Si vous vous promenez rue de Rivoli, entre le jardin des Tuileries et le Palais Royal, vous serez surpris, en levant la tête du côté du Louvre, de trouver au milieu des statues des maréchaux et généraux de l’empire et de la révolution, un vieux capitaine de pierre, droit dans sa niche, arborant une tête d’aigle et l'uniforme simple des sans-culottes.
Figé dans l’éternité aux côtés des illustres Ney, Murat, Lannes et Davout, voici Théophile Malo Corret de La Tour D’Auvergne, celui que Napoléon Bonaparte avait nommé premier grenadier de la République.



Fils d’un avocat, Théophile Corret, car c’est là son nom de baptême, naquit à Saint-Hernin, en Bretagne, le 23 novembre 1743. Lorsqu’il fut âgé de douze ans ses parents, qui le destinait au droit ou à l’église, l’envoyèrent étudier au collège des Jésuites de Quimper.

La vie chez ces gens là lui fut si pénible que dès ses études terminées, vers 1765, il courut se jeter, malgré les protestations parentales, dans les bras de l’armée. Il sera admis comme écuyer à la 2ème compagnie des Mousquetaires du la Maison du Roy avant de rejoindre le 1er septembre 1767 le régiment d’Angoumois à Saint-Hippolyte du Gard. Il obtient alors le grade de sous-lieutenant après avoir ajouté à son nom de famille celui de Kerbauffret précédé d'une particule. Mais ses camarades ne sont pas dupes et se moquent volontiers dans son dos de sa prétendu noblesse.

Piqué d’histoire et de généalogie, ce breton cultivé sais que sa famille descend d’un demi-frère illégitime de Turenne et comme à l’époque il vaut mieux avoir des quartiers de noblesse pour monter en grade, il va entreprendre de très sérieuses recherches qui finiront par payer. En effet il obtiendra un courrier d’un descendant du duc de Bouillon attestant d’une souche commune. Il est plus que probable que Théophile ait graissé la pâte du duc pour obtenir cette lettre mais le résultat escompté est obtenu puisque le 16 avril 1771 il est nommé lieutenant en second à Grenoble.

Le siège de Port-Mahon


Bien que s’appelant maintenant Théophile de la Tour d’Auvergne il a toujours le même grade dix ans plus tard alors qu’il est l’aide de camp du duc de Crillon. C’est sous ses ordres qu’il va s’embarquer à Toulon, en octobre, pour l’expédition de Minorque où l’armée française va prêter main forte à l’Espagne pour chasser les Anglais. Il se bat avec bravoure au siège de Port-Mahon où il sauve un officier espagnol en le portant sur son dos lors d’une vive action. Le Roi d’Espagne lui envoya, pour le récompenser, une médaille et 100 pistoles. Il accepta la médaille mais fit renvoyer l’argent.

L’armée royale française, bien ingrate, ne lui accordera le grade de capitaine qu’à l’ancienneté en 1784. Il a alors 41 ans.
Quand arrive la révolution cinq ans plus tard, il est toujours capitaine à Angoumois et voit rapidement tous ses camarades officiers nobles partirent pour l’émigration. Lui refuse de les suivre en affirmant :
J’appartiens à la patrie. Soldat je lui dois mon bras : citoyen, je lui dois respect à ses lois.


Portrait présumé de La Tour d'Auvergne par Wertmüller


Il est bientôt mis à la retraite et se consacre un temps à ses passions, la littérature, l’histoire gauloise et les langues celtiques, avec son ami le vieil archéologue Le Brigant. Ce sera là une bien courte retraite.
En 1793, à l’âge de 50 ans, il va reprendre du service en endossant de nouveau son uniforme de capitaine des grenadiers.

Son régiment d’origine va devenir le 80ème demi-brigade de ligne. Avec elle il participera à la campagne de Savoie avant d’être muté à l’armée des Pyrénées occidentales en 1793 pour combattre les alliés d’hier, les Espagnols
C’est à cette époque qu’il va se lier d’amitié avec un Comtois de 39 ans nommé Adrien Moncey.


Sous l'uniforme des grenadiers


Théophile commande des grenadiers Basques, montagnards infatigables et excellents tireurs. Adrien commande les chasseurs Cantabres. Ce dernier gravira vite tous les échelons et finira maréchal d’empire. La Tour d’Auvergne, lui, est totalement dénué d’ambition et n’acceptera aucun avancement malgré l’empressement du ministère de la guerre à son égard dont le ministre, Lazare Carnot, dira de lui qu’il était le plus brave parmi les braves.

Si Théophile n’accepte aucun avancement il est convié à tous les conseils de guerre et malgré ses épaulettes de capitaine il a toute les fonctions d’un général de brigade. On lui confie le commandement des 6.000 grenadiers de l’armée et l’on baptise cette brigade de colosses division d’avant-garde. Mais dans toute l’armée on ne tarda pas à appeler les hommes de la Tour d’Auvergne la Colonne Infernale. Ils sont de toutes les reconnaissances, passent partout et toujours les premiers et privilégient l’engagement à la baïonnette au feu de la mousqueterie.

Théophile, qui rentre presque tous les soirs l’habit criblé de balles ne sera pourtant pas une seule fois blessé durant cette campagne d’Espagne. Cependant il n’épargne pas ses efforts. Il se distingua avec ses grenadiers, à la prise de San Sebastien, à celle des batteries de Bidassoa, à presque toutes les batailles. Ses hommes, qui ne le voient jamais touché, disent qu’il charme les balles.

A l'armée des Pyrénées occidentales


Bien que malade et épuisé, il restera à l’armée jusqu’en 1795 et la signature du traité de Bâle où l’Espagne se retire du conflit. Il ne reste à la France que deux ennemies, l’Angleterre et l’Autriche.

Théophile va prendre le bateau à Bayonne pour regagner sa Bretagne adorée et ses études. Hélas pour lui il sera capturé par un corsaire anglais après le naufrage de son navire. Lorsque les Anglais lui demandent d’ôter sa cocarde tricolore il la passe aussitôt au fil de son épée jusqu'à la garde et demande aux marins de sa gracieuse majesté de venir la chercher. Incarcéré en Cornouailles sur un ponton, prison flottante inhumaine où il subira d’odieux traitements, il ne sera libéré que 18 mois plus tard. Durant ce temps il parvint à trouver une plume et du papier afin d’y jeter les bases de ses études linguistiques.

Relâché en 1797 il vint s’installer à Passy, près de Paris où il publia son livre les Origines gauloises et travailla à un glossaire de 45 langues et à un dictionnaire français-celtique.

Lorsqu’en 1799 il apprend que le dernier fils vivant (les autres sont morts à la guerre) de son vieil ami Le Brigant vient d’être appelé à l’armée du Rhin il se présente aussitôt au Directoire et signe à sa place.

Le dernier départ aux armées


Il part avec la 46ème demi-brigade, à 56 ans, se battre en Suisse comme simple grenadier sous les ordres du général Masséna. Malgré son âge il fait encore des miracles de bravoures notamment sur le pont de Rosengen et devant Zurich.
Après le coup d’état du 18 brumaire qui chasse le Directoire pour le Consulat, Bonaparte le nomme membre du corps législatif comme député du Finistère mais le vieux guerrier refuse en disant : Je ne sais pas faire des lois, je sais seulement les défendre, envoyez-moi aux armées.

Comme il persistait à refuser tout avancement Bonaparte lui attribue un sabre d’honneur et le titre de Premier Grenadier de la République. Il acceptera le sabre mais refusera le titre car parmi nous autres soldats il n’y a ni premier ni dernier.
En 1800 il se retrouve avec sa demi-brigade à l’armée d’Allemagne sous le commandement du général Moreau. Le 27 juin, alors qu’il combattait en première ligne lors de la bataille de Neubourg, en Bavière, un hulan autrichien lui perça le cœur de sa lance, le tuant sur le coup.

La mort du vieux lion


Son corps fut enseveli à cet endroit sous un sarcophage de laurier et de chêne mais son cœur fut conservé par sa compagnie dans une urne d’argent jusqu’en 1814. Jusqu’à cette date et à chaque appel, au nom de La Tour d’Auvergne, le plus ancien des grenadiers présents répondait mort au champ d’honneur.
Cette urne repose maintenant aux Invalides.
Ses cendres, elles, furent plus tard déposées au Panthéon.

Si après votre promenade rue de Rivoli vous poussez jusqu’à l’Arc de Triomphe, en haut des Champs-Élysées, regardez bien sous la 18ème colonne du monument, vous y trouverez son nom.
La France lui doit cette histoire et le mot menhir.


15 février 2007

" Dis moi ce que tu bois et je te dirai si tu auras ma voix"


Certains esprits mals intentionnés pourraient croire que nous sommes des disciples d'elle bat Lemeur tant nous aimons railler notre Marie-Ségolène chérie mais comme le dit cette vieille peau de Marie-France Garaud "on ne tire pas sur une ambulance".

Eh bien non, nous sommes loin d'être des sarkoboys et nous le serons jamais car nous considérons que prétendre à la magistrature suprême sans boire de vin dans notre pays est une faute grave... très grave.

Les buveurs d'Evian, les adeptes de la vie saine et végétarienne ou souvent été de grands malades en politique.

Quiconque qui n'apprécie pas l'Aloxe-Corton, le Haut-Brion, le Buzet, le vin de Paille, le vin jaune, les côtes du Rhône n'est qu'un rénégat!

Duduche vote Bayrou


C'est fini pour notre béarniais... Duduche a annoncé qu'il s'apprêtait à voter pour lui!!


Pas possible, Jean-François Kahn et Alain Duhamel sur la même ligne... L'éternel rebelle et le suppot de la pensée unique ralliés au panache de l'homme qui exige 20/20 pour le bac philo de son rouquin de fils!

GRAND CORPS MALADE...pour une époque malade

Métaphores à deux balles et sentimentalisme adolescent*. Et comme si les textes ne suffisaient pas, le gonze se trimballe également la dégaine de l'ado pas très futé et la voix rauque en pleine mue qui va avec.

Mais ne blâmons pas ce jeune homme un peu naïf, qui avait besoin d'être écouté (qui avait sûrement besoin d'argent aussi) et qui se fait payer/manipuler par le système. Soyons juste bien conscients que la démarche consiste ici à ériger au statut de poète un type qui produit des textes dignes d'un élève de troisième**. C'est à dire, en ce qui concerne le sens et le style : la même piètre qualité que la plupart des autres productions de la chanson médiatisée. La nuance apportée par le système, pour créer la confusion dans les esprits, étant ici de parvenir à faire croire aux jeunes esprits, et malheureusement aussi aux moins jeunes, qu'ils ont à faire à un poète révolté (résultat du cirque autour du ghetto, de la banlieue etc). Confusion qui, à terme, vise par exemple les équivalences suivantes : Grand Corps Malade=Rimbaud - Grand Corps Malade=Che Guevara - Grand Corps Malade=Jacques Brel. Ils avaient déjà tenté le coup avec ce bouffon de MC Solar. Donc bientôt, au collège et au lycée, l'étude des textes de Grand Corps Malade en lieu et place de ceux de Rimbaud, d'Apollinaire ou de Prévert ***.

Tout va bien. Aujoud'hui Grand Corps Malade est un poète, demain Paris Hilton (à gauche en 2005, lors d'une conférence sur les désastres du marxisme) sera décrétée, grâce à la bassesse et à la complicité crasse des animateurs et des journalistes de seconde zone, grande philosophe. Remarquez ils nous ont déjà refourgué la version masculine : Bernard-Henri Lévy (à droite, lors d'une conférence en 1979 sur les bienfaits du porte-jarretelles).


* "Si la campagne est côté face, je suis du côté pile" ; "Toi tu dis que la vie est dure, moi je pense pareil" ; "C'est peut-être un texte trop candide, mais il est plein de sincérité" ; "Si je vois de l'écoute dans tes yeux, je voudrai te dire merci/ Et tu pourras me croiser partout sauf sur la scène de Bercy "
--> en tournée : 13 janvier Strasbourg, Palais des Congrès / 1er février Toulouse, Le Zénith / 28 mars Montpellier, Le Zénith...
Gageons que, si ses patrons ne l'ont pas jeté avant, la prochaine étape sera bien : Bercy.
** Enfin, ne soyons pas méchant, d'un élève de troisième d'il y a 25 ans. Aujourd'hui ils savent à peine l'orthographe.
*** Si vous préférez St John Perse, on peut l'ajouter à la liste.
Nous sommes ici dans ce qu'on peut appeler le conflit Ecole (Education Nationale) contre Télécratie (Propagande Télévisuelle). Pour l'heure, nos professeurs sont encore assez cultivés et indépendants pour qu'une autre équivalence, celle-ci irréversiblement délétère, n'apparaisse pas : professeur=animateur télé.

addenda :

Ainsi, quelques temps après la rédaction de ce papier, je ne fus pas surpris de constater qu'un article consacré à Abd al Malik (en bas à droite, lors d'une conférence sur les selles difficiles) , nouveau poulain de l'écurie du Ministère de L'Ignorance et de la Confusion des Valeurs, avait été intitulé "Le nouveau Jacques Brel". L'entreprise de démolition de la culture française a en effet osé pousser le concept jusqu'au bout en promouvant la reprise d'une chanson du Grand Jacques par un autre bouffon en veste de survêt' de marque. Comme son comparse bancal, ce dernier n'est même
pas un chanteur mais on doit le reconnaître, ses textes, un poil mieux ficelés, lui permettront, à l'inverse de son collègue sus-mentionné, de ne pas redoubler la classe de troisième.
La reprise d'un titre d'une grande figure de la chanson française semble être la stratégie marketing du moment pour pallier la faiblesse artistique et conférer de la crédibilité à des gens sans talent. La Star Ac' et autre Nouvelle Star en sont très friands. Dans le cas d'Abd al Malik on a rajouté dans cette stratégie de crédibilisation, l'orchestre de jazz qui fait plus sérieux que des bouffons derrière des platines et qui permet ainsi de passer aussi dans les émissions plus culturelles.
Dans la même optique de démolition des icônes de la culture française, se prépare également, avec un film à venir, une muséification boboisée d'une autre grande figure de la chanson française : Edith Piaf. La machine ne s'arrête plus.

Andy Warhol avait bien dit "Tout opprimé et tout raté aura un jour son quart d'heure de célébrité "( tous sauf évidemment ceux qui dérangent vraiment)



Dès son 1er jour de taf, Trump annule un accord libre-échangiste. Toi Président, tu ferais quoi?